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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 09:10

Les élections régionales de mars 2010 se dérouleront à mi-chemin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Elles seront aussi la dernière élection avant 2012 pour s’exprimer sur la politique conduite dans le pays.

Le conseil national du Parti communiste français a fait une offre politique le 25 octobre 2009 pour changer la donne dans le pays.

Chômage, inégalités et pauvreté, remise en cause des droits des femmes, détresse au travail, atteintes aux libertés, mal vie dans les quartiers, crise agricole et alimentaire, alertes écologiques… tous les clignotants sont au rouge mais le gouvernement est sourd aux revendications des citoyens, des salariés.

 

Loin de combattre la crise, la politique de Nicolas Sarkozy et de sa majorité UMP se révèle être une politique injuste et égoïste au service de la seule classe dominante, des privilèges de l’argent et des logiques de rentabilité. C’est le peuple qui paie la crise, alors que la spéculation et la bourse se relancent comme avant. Et la droite veut faire des régions des relais de cette politique !

A gauche, entre volonté d’« alliances au centre », de « primaires », instrumentalisation de l’écologie, arrangements avec les idées libérales qui ont failli et repli sectaire... les fausses pistes ne manquent pas pour aller à l’échec dans les régions comme dans le pays.

 

Il n’est pas possible d’en rester là ! C’est une exigence pour changer nos vies.

 Trois enjeux :

1. Soit les régions deviennent des relais de la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy ou accompagnent cette politique sans réellement la combattre. Soit elles deviennent des pôles de résistance à cette politique, de luttes et de propositions pour promouvoir d’autres logiques. Nous voulons des projets régionaux porteurs notamment de la défense et la promotion des services publics, de luttes contre les discriminations et pour l’égalité, d’un changement des critères d’utilisation de l’argent, de la relance de politiques industrielles, agricoles et urbaines pour un développement socialement solidaire et écologiquement durable, de nouveaux droits et pouvoirs d’intervention pour les salariés et les citoyens.

2. La présence de Nicolas Sarkozy c’est la concentration et la confiscation des pouvoirs à un niveau caricatural et une attaque en règle contre les libertés et les droits démocratiques. Nous voulons au contraire porter une conception offensive de la démocratisation du pouvoir dans tous les domaines : État, collectivités, entreprises, faire preuve d’audace en matière de droits des citoyens et des salariés, faire prévaloir des logiques de coopération entre les collectivités contre les logiques de mise en concurrence.

3. Ce n’est pas le moment de baisser la garde à gauche. La gauche gagnera si elle va à ces élections avec des projets ambitieux, novateurs et courageux. La gauche mobilisera si elle a un projet clair et combatif, qui favorise l’intervention populaire pour faire face aux urgences sociales.

 Front de Gauche élargi : un appel à travailler ensemble !

C’est avec l’ambition de relever ces défis que le Parti communiste lance un appel à toutes les forces, à toutes les femmes et les hommes de gauche, comme du mouvement syndical, social, associatif, issus de la ruralité comme des grandes zones urbaines et de leurs quartiers populaires, à travailler ensemble pour que puisse s’exprimer dans ces élections, de la manière la plus forte et la plus claire possibles, la volonté de politiques et de majorités régionales résolument engagées à gauche.

Partout où les conditions peuvent en être créées, où les forces disponibles existent, le Parti communiste propose que ce travail commun débouche, autour d’objectifs et de projets clairs, sur la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er tour, qui, à partir mais très au-delà des trois forces qui se sont rassemblées à l’élection européenne (Parti communiste, Parti de gauche, Gauche unitaire), permettraient de réunir toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche.

Ces listes, les communistes veulent les ouvrir à des forces nouvelles et faire une large place à toutes les femmes et tous les hommes, citoyens, militants du mouvement social, élus locaux qui, dans leur diversité, partagent l’urgence de cette démarche.

En ouvrant un autre choix que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie, les communistes veulent lever une dynamique de victoire à gauche sur des choix clairs. Ces listes ne sont pas en opposition au reste de la gauche : elles sont un moyen de réveiller la gauche !

 Des objectifs clairs

- Construire de la manière la plus ouverte et la plus participative possibles les projets régionaux clairement ancrés à gauche que devront porter ces listes et créer autour de ces projets les conditions du rassemblement le plus large.

- Tout faire pour empêcher la droite de reconquérir les régions, et créer par tout les conditions de majorités régionales de gauche, avec l’objectif de porter dans ces majorités des projets de transformation sociale réelle, et si les conditions en sont créées de travailler à leur mise en œuvre, jusque dans les exécutifs régionaux. Cela supposera de travailler sans ambiguïté au lendemain du premier tour à la fusion des listes de gauche et écologistes, donc à l’exclusion du Modem, dans le respect de l’in- fluence de chacune de ces listes.

- Tout faire pour élire dans ces majorités de gauche le maximum d’élus à même de porter ces objectifs avec détermination durant tout le mandat.

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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /2009 09:32
Depuis plusieurs décennies, nos exigences d’égalité, d’autonomie, de liberté, de dignité, de solidarité et de laïcité se heurtent encore et toujours à des choix politiques discriminatoires. Cela suffit…

Rendez-vous place de la Bastille à 14h30, pour une manifestation massive et joyeuse à la conquête de nouveaux droits permettant à l’ensemble de la société de vivre mieux dans l’égalité et la dignité.

La politique gouvernementale de ces dernières années marquent un véritable recul pour toutes et tous. Jamais il n’y a eu autant de richesses dans ce pays, les actionnaires n’ont pas vu leur train de vie baisser, les banques ont reçu les dividendes de l’État, les traders sont rémunérés toujours plus. Mais nous, le monde du travail, nous les femmes, on nous refuse toujours l’égalité, on rogne sur nos droits à la santé, à la retraite, sur les 35 heures. Bientôt il faudra travailler le dimanche et terminer sa carrière à 67 ans. Nous avons atteint la limite à ne pas dépasser en matière d’inégalités et d’injustices.

Rebelles et citoyennes, nous serons massivement mobilisées aux côtés de toutes les femmes, pour nos droits.

Rebelles et citoyennes, parce qu’il faut absolument faire échec à cette politique de Sarkozy qui bafoue une fois de plus les femmes, en menaçant de retirer les petits rattrapages aux inégalités, comme les bonifications retraites ou qui, faute de moyens, contraint plusieurs hôpitaux à fermer les centre IVG. Non à cette politique qui nous conduit chaque jour un peu plus à la catastrophe.

Rebelles, citoyens et citoyennes, nous militantes et militants communistes, appelons à manifester le 17 octobre 2009 pour faire entendre nos revendications.

 

LIBERTÉ

Le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps et de décider de leur maternité est un préalable incontournable pour que les femmes puissent disposer de leur personne, décider de leur vie privée et sociale. C’est l’une des libertés fondamentales. Ce droit est constamment menacé par les lobbies religieux, par les anti-avortements ou encore par le gouvernement lui-même (exemple, la loi Garaud ou la menace de fermeture de plusieurs centres IVG des hôpitaux publics à Paris). Malgré la loi qui permet l’IVG jusqu’à 12 semaines, 5 000 femmes avortent à l’étranger faute de structures, de personnels hospitaliers et de moyens. Pour que les lois s’appliquent réellement, il faut les assortir de moyens concrets et arrêter de casser l’hôpital public.

Contraception 
 campagnes nationales d’information sur la contraception 
 remboursement sur ordonnance de tous les moyens contraceptifs 
 éducation sexuelle et contraceptive dans les collèges et les lycées. 
 remise des pilules d’urgence par les infirmières des établissements scolaires 
 gratuité des moyens de contraception pour les jeunes filles.

Interruption volontaire de grossesse

Moyens budgétaires permettant une réelle application de la loi du 4 juillet 2001 pour le fonctionnement des centres d’unités hospitalières qui pratiquent l’IVG, pour la création de nouvelles unités spécialisées extra-hospitalières dévolues à la contraception, à l’IVG et à la prévention pour la pratique de l’IVG médicamenteuse, avec reconnaissance du statut du personnel et des médecins des centres IVG. Droit à la contraception et à l’avortement pour toutes les femmes d’Europe.

Élisabeth Ackermann

 

ÉGALITÉ

Porter l’idée d’égalité des droits entre les femmes et les hommes revient à agir au quotidien pour la transformation de la société.

Des décennies de droits inscrits dans la constitution, dans les lois, n’ont pas suffi à réaliser l’égalité de droits. Ils sont aujourd’hui un fait indiscutable, ils ont permis des avancées réelles et importantes (droit à l’IVG, lois sur la parité en politique…), mais l’ampleur des attaques actuelles contre les droits des femmes montre qu’il nous faut à la fois résister pour ne pas perdre ces acquis et conquérir de nouvelles avancées progressistes en matière d’égalité réelle.

Avancer vers plus d’égalité dans la vie politique et citoyenne implique de conquérir le droit au statut de l’élu-e, permettant de se former, de sécuriser son emploi dans le cadre d’un mandat, de disposer du temps nécessaire à l’exercice de ses responsabilités. Avancer vers plus d’égalité nécessite de développer une culture de l’égalité, dès le plus jeune âge, de la maternelle à l’université dans l’apprentissage des savoirs ; dans la famille, afin de permettre une réelle répartition des tâches ménagères.

Avancer vers plus d’égalité au travail passe par l’obligation pour les entreprises d’appliquer les lois sur l’égalité professionnelle, telle qu’expérimentée dans des régions de France.

Gaëlle Abily 
 vice-présidente du Conseil régional de Bretagne

 

DIGNITÉ

C’est combattre toutes les violences à l’égard des femmes, c’est la raison pour laquelle nous luttons pour le vote au Parlement de la loi cadre déposée par le CNDF.

Dignité, c’est aider à éradiquer la prostitution en mettant en oeuvre les moyens humains et matériels. La prostitution est pour nous une violence ultime.

Dignité, c’est aussi respecter l’individu et notamment toutes ces femmes migrantes qui sont privées de leurs propres papiers, dépendant ainsi de leurs conjoints.

Dignité, c’est respecter le droit au logement pour toutes et tous ainsi que le droit au travail

AUTONOMIE

85 % des temps partiels imposés et 80 % des bas salaires sont féminins. Le salaire des femmes est inférieur de 27 %. Rendre concret à travail égal, salaire égal est urgent et possible, par la revalorisation des salaires, des qualifications, des emplois, l’accès à tous les métiers.

50 % des femmes ont une retraite inférieure à 600 euros. Maintenir la majoration de durée d’assurance (bonification aux mères de famille) est impératif pour compenser une infime partie des inégalités de toute une carrière (la retraite d’une femme est inférieure de 42 % à celle d’un homme). Sortir des discriminations passe par une véritable égalité hommes/femmes dans les études, les formations continues, les déroulements de carrière, l’accès aux postes de responsabilités.

Concilier vie professionnelle et familiale est, pour 81 % des femmes, synonyme d’inégalités dans la répartition des tâches ménagères. Sortir des dominations passe aussi par le développement des formules de gardes des enfants, des services publics de proximité dans l’éducation, ainsi que l’aménagement et la réduction du temps de travail sans perte de salaire. Favoriser le taux d’activité des femmes, leur autonomie, passe par la lutte, ensemble, femmes et hommes, pour l’égalité dans tous les domaines de la vie.

Élisabeth Maugars

 

LAÏCITÉ

La laïcité, loi de 1905, ne concerne pas seulement la séparation de l’Église et de l’État. Elle réaffirme le rôle de la République et proclame que tout être humain a des droits inaliénables. Elle aura notamment permis aux femmes de ne plus être soumises à la loi divine, mais aux lois de la République. Le droit de choisir sa maternité, la reconnaissance du droit à l’avortement fut un long combat des femmes et des féministes, auraient-ils pu aboutir sous les lois divines ?

La laïcité permet d’ouvrir un espace offrant la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle garantit à chacun et à chacune l’accès aux connaissances, au savoir, sans préjugés, elle encourage l’autonomie de l’individu contre toutes les tutelles.

Pour autant, sommes- nous à l’abri de reculs ?

Non, la pression des religions reste très forte et rencontre des échos favorables auprès de Nicolas Sarkozy. Les exemples sont nombreux, ainsi son discours faisant référence au rôle joué par la religion dans l’éduction des enfants, les récentes mesures qui imposent aux municipalités de financer la scolarisation des enfants fréquentant les écoles d’obédiences religieuses alors que l’école publique manque cruellement de moyens, ou encore quand il préconise l’ouverture d’un débat pour une « laïcité ouverte ». Quel projet se cache derrière de tels propos ? Ne remet-il pas en cause les fondements de la République ? Comme le rappelait Marie-George Buffet en 2003 : « Il nous faut combattre fermement tous les comportements portant atteinte à l’égalité homme/femme, la laïcité doit s’attacher à ouvrir l’espace démocratique et citoyen ».

Il faut déconstruire toutes les dominations, particulièrement le patriarcat. Réévaluer le rôle de l’éducation nationale pour développer l’esprit critique, notamment en dispensant des cours sur les droits à l’égalité, l’histoire des religions, la laïcité à la française.

Ne faut-il pas écrire les pages d’une laïcité européenne qui permettrait de garantir les libertés, comme y travaillent nos amies de l’IFE ?

En tout état de cause, il faut, comme le défendait Jean Jaurès, articuler laïcité, démocratie et luttes sociales. La République française doit être laïque et sociale. Elle restera laïque parce qu’elle aura su rester sociale.

Élisabeth Ackermann

 

SOLIDARITÉ

Changeons nos rapports avec le Sud. Ne laissons plus l’Europe imposer un partenariat de libre-échange avec les pays du Sud qui détruit leurs économies locales, augmente la pauvreté et les intégrismes, mettant la population, et en particulier les femmes, dans des conditions de vie inacceptables.

Soyons aux côtés des femmes qui luttent pour leur émancipation.

Là-bas : la femme iranienne, prix Nobel de la paix, nous dit : “Les groupes intégristes utilisent la religion pour maintenir le patriarcat. Certaines femmes qui se rebellent sont obligées de s’exiler pour échapper aux pressions de leur entourage et de leurs gouvernements”.

Et ici : les femmes immigrées, vivant avec nous, dénoncent leur double exploitation : celles des traditions patriarcales qui les affaiblissent et qui font qu’elles subissent donc, en première ligne, l’impact des politiques libérales.

Avec Sarkozy, les étendards de l’égalité sont en berne.

Et plus un pays est inégalitaire, plus les personnes aisées sont incitées à se faire servir par une armée d’employés du bas de l’échelle, qui sont majoritairement des femmes et souvent des femmes immigrées. Nous sommes solidaires avec toutes ces femmes.

Ensemble, battons-nous pour une autre forme de croissance et d’échange que ceux que nous impose l’OMC. Nous voulons une croissance respectueuse des femmes, des hommes et de la nature.

Et sur notre territoire, nous voulons l’égalité de droit pour la protection contre l’exploitation et la discrimination des immigré-e-s.

Christine Mendelsohn

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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 09:26

Rendez-vous


au siège du MEDEF. 


15h avenue Bosquet 


(sortie du métro « école militaire »)


Dans le cadre de « la journée mondiale pour le travail décent », plus de 300 organisations dans 130 pays sont mobilisées, à l'appel de la Confédération syndicale internationale sur une plateforme. Celle-ci dénonce « la spéculation, la convoitise et une dérèglementaion financière débridée » comme responsable de la « crise actuelle qui entraine la perte de millions d'emplois et bouleverse la vie des travailleuses et des travailleurs ». Elle appelle à « une réforme fondamentale de l'ordre économique mondial ». En France, des manifestations et rassemblements syndicaux unitaires se déroulent autourdu mot d'ordre : « Ne laissons pas les affaires du monde au monde des affaires ».

Le Parti communiste français apporte son soutien à ces mobilisations. Il estime que, devant l'autisme du gouvernement face aux exigences des salarié-es et des citoyen-nes, la gauche n'est pas à la hauteur de ses responsabilités. Le PCF prend des initiatives pour qu'elle mette en chantier un projet clair et mobilisateur qui, à l’inverse de la politique de Nicolas Sarkozy, apporte des réponses aux urgences populaires et à la crise.

Tout comme avant ?

Alors que le gouvernement relance la braderie des services publics comme à La Poste, que les plans dits sociaux se multiplient et que les pressions sur les salariés provoquent maintenant des suicides, les fauteurs de crise se sont refait une santé. La Bourse va bien, les banques ont bien profité de l'argent public. Businessman, managers et traders lorgnent sur leurs bonus à venir.
Le Ministre du Budget de Nicolas Sarkozy a le cynisme de déclarer, à propos du budget 2010 : « Je refuse d'opposer les ménages et les entreprises. Les entreprises, c'est l'emploi et le pouvoir d'achat des Français. Notre stratégie est plus saine qu'une augmentation de telle ou telle prestation sociale ou du smic pour passer un mauvais cap. » On rappelle, pour mémoire, leur « stratégie » : d'un côté bouclier fiscal, exonérations des cotisations sociales, crédits d'impôt pour les intérêts immobiliers et suppression de la taxe professionnelle, de l'autre augmentation du forfait hospitalier, travail du dimanche, taxation des accidentés du travail, suppression de bonification aux mères de famille pour leur retraite, blocage des salaires et encouragement au chômage partiel.
Le PCF réaffirme avec force : ce n'est pas aux peuples de payer leur crise!

Un gouvernement sourd !

Les salarié-es par de puissantes mobilisations unitaires ont su faire entendre leur voix. Et, en cette rentrée, ils continuent. Les mesures de l'opinion font apparaître un accord de celle-ci avec ce qu'attend et revendique le mouvement social. Ainsi, deux tiers des Français jugent qu'il faut augmenter le pouvoir d'achat, 67% disent leur satisfaction des services publics. Et Sarkozy privatise. 80% refusent le plan du gouvernement de privatisation de La Poste. Mais celui-ci fait mine de ne pas entendre. Ses oreilles sont toutes tournées vers ses amis du MEDEF et vers ses experts qui se sont déjà trompés tellement de fois.

Et à gauche ?

Il est urgent de sortir la gauche de l’enlisement et de rompre avec le spectacle désolant dans lesquels certains font tout pour l’enfermer. C'est pourquoi nous voulons enraciner et élargir la démarche du Front de Gauche. La gauche n’a ni besoin du Modem, ni de primaires pour 2012, encore moins de combats de chefs pour relever la tête. Elle a besoin d’un projet clair et mobilisateur qui, à l’inverse de la politique de Nicolas Sarkozy, apporte des réponses aux urgences populaires et à la crise. Les forces humaines et militantes, les idées, les énergies existent à gauche pour faire émerger ce projet.  Encore faut-il les mobiliser, organiser leur travail commun, et non pas passer son temps à les désespérer. C'est ce à quoi s'est engagé le PCF ce mois d'octobre avec les ateliers (voir ci-dessous).

Trois questions à Pierre Laurent, responsable de la coordination nationale du PCF.

La crise sociale s’étend. Dans ce contexte, vous avez lancé « les ateliers pour le projet de la gauche. »

D'abord, oui la crise explose. Et pour ceux qui n'ont pas les yeux rivés sur les cours de bourse, elle sera là pour longtemps encore. Il y a urgence à répondre au chômage, urgence à répondre au stress au travail alors que des salariés se suicident comme à France Télécom. Aujourd'hui, ceux qui se contentent de mots sont coupables de drames sociaux, économiques, environnementaux. Les citoyens, les salariés veulent des actes. Ils veulent du concret pour sortir de la crise. Voilà pourquoi nous avons lancé ces ateliers.

Quels sont vos objectifs précis lors de ces rencontres?

Nous voulons construire les grands axes de la politique que doit porter la gauche à toutes les échelles pour répondre réellement aux attentes. Nous proposons d’ouvrir toutes grandes les portes de ces ateliers aux acteurs du mouvement social, aux partis, à toutes les femmes et tous les hommes qui, comme nous, cherchent l’issue. Table rase des égos et des paroles sans suite. La gauche a besoin de maçons. Il faut passer aux travaux pratiques immédiatement. Il faut en finir avec les dialogues de sourds, chacun doit faire valoir ses propositions qui doivent être débattues et actées. De nos débats sortiront des propositions claires et nettes capables de nous rassembler dans les luttes et dans les urnes.

Sur quoi porteront les premiers ateliers ?

A Marseille, le 10 octobre, nous poserons la question suivante : comment produire autrement, changer les règles, pour en finir avec l'exploitation des hommes et des ressources ? A Grenoble, le même jour, nous parlerons démocratie : quels pouvoirs pour les citoyens dans nos quartiers, nos entreprises, à l'échelle nationale ? Répondre à ces questions, c'est agir, concrètement, pour que les choses changent dans nos vies.

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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 09:36



 

 

 

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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 09:33

La Poste ou Poste-SA

 

Contre la privatisation, réussir les référendums du 3 octobre

 

Le gouvernement entend privatiser prochainement La Poste. Encore une proposition qui conforterait les logiques financières. Notre société, les citoyens, ont besoin de La Poste et de grands services publics. C'est efficace pour résister à la crise et répondre aux besoins humains. Avec d'autres, les communistes entendent participer à la défense et à l'amélioration du service public. La Poste et les télécommunications sont notre bien commun. Au peuple, de décider de son avenir. Commençons le samedi 3 octobre, partout en France avec les référendums.

 

Privatisation de fait

 

A l'automne, Nicolas Sarkozy a programmé un projet de transformation de l'établissement public de la Poste en Société Anonyme. Il s'agit en fait de l'ouverture du capital à hauteur de 3 milliards d'euros pour « faire face », dit le pouvoir, à la «concurrence» en Europe à partir de 2011. Le projet remonte à 2008. Mis en difficulté, le gouvernement a dû le repousser à plusieurs reprises face à une vraie résistance de la population, chez des salariés et des élus. Ce projet intervient dans un contexte dégradé pour la Poste: fermeture de bureaux, réduction de l'offre de service public, notamment dans les campagnes et les villes populaires. Depuis 1997, La Poste n'embauche pratiquement plus de personnel à statut mais uniquement des contractuels; 43% du personnel aujourd'hui... En vérité, l'ouverture du capital, c'est la privatisation. En Europe et dans le monde, les privatisations postales n’ont engendré que baisse de la qualité du service, augmentation des tarifs, suppressions d’emplois et précarité accrue. Le service public de la Poste a besoin d'argent, certes – c'est l'argument utilisé par le pouvoir pour son mauvais coup- mais beaucoup d'autres solutions existent. La privatisation est donc un choix idéologique du gouvernement. Il s'inscrit dans le cadre de la réduction des dépenses publiques: moins de moyens pour les services publics, plus de profits pour les marchés et les actionnaires.

 

Des résistances nombreuses, un référendum le 3 octobre

 

Face aux mauvais coups contre la Poste, les salariés ont réagi et les citoyens se sont organisés dans de nombreux collectifs de défense de la Poste, un peu partout en France. Ici pour s'opposer à une fermeture de site, ailleurs pour exiger que le bureau réponde aux besoins de la population ( horaires, personnel...). Les communistes, leurs élus ont été de tous ces combats. Un collectif national unitaire de défense de La Poste s'est constitué, rassemblant de nombreuses organisations, l'ensemble des syndicats et des partis de gauche. Ce collectif propose d'organiser un référendum national contre la privatisation le samedi 3 octobre et demande à l'ensemble des mairies de contribuer à cette consultation. Dans toute la France auront lieu des référendums. Dans les villages notamment, de nombreux maires, de tout bord, participeront à cette consultation car la population y est attachée au service public et ces maires tiennent à leur Poste, souvent le dernier service public dans la commune. Là où les autorités refuseraient d'accueillir l'initiative, le référendum se ferait dans la rue, devant les bureaux de poste, dans les quartiers populaires.

 

Le Parti communiste, les élus communistes sont engagés pleinement dans le succès de cette action et ont décidé d'amplifier la riposte, d'aller à la rencontre des salariés, des citoyens, devant les bureaux de Poste, aux gares, sur les marchés et dans les entreprises pour contribuer à la mise en échec de cette privatisation.

 

Les communistes proposent

 

Le gouvernement a déjà reculé sur ce dossier. Il a une première fois reporté l'examen de son projet. Il commencé à bouger aussi sur le texte. Il faut développer la pression populaire. Notre pays a besoin de plus de services publics garantissant les droits fondamentaux dont celui de communiquer, d'un grand service public de la télécommunication.

Défendre La poste, c'est nécessaire. Et il faut rompre aussi avec les logiques de rentabilité financière au détriment de l'efficacité sociale, moderniser et démocratiser la poste en étendant les pouvoirs d'intervention et de décision des salariés des usagers et des élus.

Les communistes proposent de donner les moyens nécessaires à La Poste, l’argent existe pour cela; de la développer avec un modèle de gestion moderne autour de trois objectifs : efficacité sociale, coopération, démocratie. Enfin, la Poste doit participer à un pôle public financier mobilisant l’épargne populaire au service de l’emploi, de la formation. Nous faisons le choix d'un service public pour les usagers, les salariés, les élus, contre la concurrence « libre et non faussée » des requins de la finance.

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