Lundi 16 mars 2009
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Montreuil accueille les sièges sociaux de grands groupes : Air France, Nouvelles Frontières, BNP Paris Bas, Groupama etc. Un fort tissu de
petites et moyennes entreprises et d’associations existe dans notre ville. Des dizaines de milliers de salariés y travaillent et y vivent. Aujourd’hui, on leur demande de payer la facture de la
crise provoquée par des patrons et des financiers arrogants et irresponsables. C’est inacceptable !
A Montreuil : Des emplois menacés
Des plans de licenciement dans le tourisme s’annoncent (Vacances transat, Gestour voyage et Nouvelles Frontières –qui en est à son 3ème plan
social) : plus de 200 salariés seraient concernés.
De nombreux dépôts de bilan, de licenciements ont lieu dans les PME : dans les secteurs du bâtiment, de la métallurgie, de l’alimentaire.
En tout, à Montreuil la suppression de plus de 1000 emplois dans le privé est prévisible. Sans parler des diminutions d’effectifs dans le secteur public, impossible à évaluer aujourd’hui.
C’est catastrophique pour les salariés condamnés au chômage et à la précarité. C’est aussi une dégradation de la qualité des services dans tous
ces secteurs (voyages, construction, service public, services à la personne etc.) : car moins de salariés qui travaillent c’est aussi une qualité de vie moindre pour tout le monde.
A Montreuil : La précarité des droits s’étend
Comme partout, à Montreuil aussi les salariés sont face à la fragilisation de leur droit. De moins en moins de contrats à durée indéterminée. De
plus en plus de licenciements. De plus en plus de CDD et d’intérim.
Les salariés vivent avec la peur du lendemain au ventre. Ils travaillent dans des conditions inacceptables. Le code du travail et leurs droits
élémentaires sont bafoués. C’est inacceptable et dangereux.
A Montreuil : Des salaires sous pression
La crise sert de prétexte aux patrons pour essayer d’imposer la baisse des salaires. C’est vrai dans les grands groupes, mais aussi dans un
certain nombre d’entreprises de plus petite envergure. Il en est ainsi à Montreuil des Nouveaux Robinsons par exemple où le salaire moyen aurait reculé par rapport à 2007 et l’écart des salaires
avec le SMIC aurait été divisé par 2 en 3 ans. Alors que les prix flambent, les salaires baissent. C’est inadmissible.
A Montreuil : Des salariés sous surveillance
Pour obtenir des rendements inhumains, les patrons organisent la surveillance des salariés au mépris des lois protégeant les libertés
fondamentales. Il en est ainsi des vidéo-surveillances instaurés dans des entreprises comme Air France ou encore des contraintes posées par Groupama Banque. Les salariés luttent contre ces formes
d’exploitation et de harcèlement. Ces tentatives d’atteintes aux libertés dans les entreprises accompagnent et préparent les politiques liberticides dans la société toute entière. Salariés et
citoyens nous devons résister.
A Montreuil : La lutte des salariés sans papiers s’amplifie
A Montreuil nous avons participé à la lutte des salariés sans papiers de l’entreprise Griallet. Cette lutte a été victorieuse. Elle est
exemplaire de ce qu’on peut obtenir quand on se mobilise. Aujourd’hui d’autres salariés sans papiers poursuivent leur bataille (comme Plus-Net) pour la régularisation administrative et pour la
reconnaissance de leurs droits. Leur combat est celui de tous les salariés : c’est une question de justice et d’égalité. C’est aussi agir pour améliorer les conditions de travail de tous les
salariés.
La
crise frappe durement Montreuil. Nous avons été nombreux le 29 janvier dernier à exiger une autre politique pour l’emploi et les salaires. Les communistes de Montreuil appellent tous les
salariés, tous les citoyens à rejoindre le mouvement.
Le 19 mars, retrouvons-nous tous ensemble, debout et fiers pour nos droits.
Rendez-vous à 13h00 devant l’Hôtel de ville
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