déclaration

Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 12:47

arton4351-6a63b.jpg Je tiens à vous présenter, au nom des militant-e-s et de la direction nationale du Parti communiste français mes meilleurs vœux pour l’année 2010.

 Des vœux de bonheur et de réalisation pour chacun de vos projets. Des vœux également de succès pour les luttes et les mobilisations qui devront se poursuivre cette année pour mettre la droite en échec et pour construire ensemble un avenir de solidarité, de partage, de libertés et de coopération. Des vœux pour que s’éteignent les débats nauséabonds, racistes mis en place par la droite et que se lèvent les mobilisations pour les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité.

L’année 2009, comme l’ensemble de la décennie qui s’achève, a été marquée par de terribles régressions, y compris au plan démocratique, imposées par ceux qui, comme Nicolas Sarkozy en France, veulent soumettre l’humanité aux règles du capitalisme mondialisé et de la concurrence acharnée entre les peuples et les individus. L’échec récent du sommet de Copenhague a montré à la fois l’inefficacité de l’Europe libérale, le divorce entre les règles capitalistes et l’avenir de l’humanité et de notre planète.

 Mais l’année 2009 a aussi été marquée, en France, en Europe, comme sur tous les continents, par des prises de conscience, un fort mouvement social et des rassemblements nouveaux pour gagner des politiques radicalement neuves.

 C’est sous ce signe de la lutte, du débat d’idées et de l’espoir que je voudrais, avec vous, placer l’année 2010.

 Les communistes français ne ménageront pas leurs efforts pour que grandisse dans notre pays une offre politique nouvelle et crédible à gauche. Nous l’avons fait en 2009 avec la constitution du Front de gauche en vue des élections européennes.

 Nous allons poursuivre et élargir cette démarche pour les élections régionales du mois de mars pour des régions solidaires, écologiques et citoyennes comme pour toutes les luttes et les mobilisations de l’année qui s’ouvre.

 Nous sommes convaincu-e-s que les succès passent par une forte intervention citoyenne et la mobilisation sur un projet de toutes les forces progressistes.

 Nous sommes résolu-e-s à y contribuer.

 Bien à vous toutes et tous, amitiés.

 Marie-George Buffet

 

 

« visuel réalisé par Pascal Colrat - droits réservés »

 

 

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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 11:32

arton437-149a6.jpg Du « ils vont nous bouffer » à les « jeunes (qui) parlent verlan et portent des casquettes à l’envers », la droite joue avec les idées du FN pour toujours mieux nous diviser.

Dérapages et glissements de Brice Hortefeux ou Nadine Morano, en passant par André Valentin, « la liste s’allonge » à en croire la presse. Va-t-elle s’arrêter là ?

De l’immigré au bon français, du catholique au musulman, du croyant au laïque, du bon citoyen au jeune délinquant, la droite divise les gens, les catégorise en micro groupes identitaires et construit de toute pièce les boucs émissaires du XXIe siècle. Elle crée un climat de peur et d’hostilité où les uns sont coupables du chômage et de la crise identitaire, et les autres du désordre social et de la criminalité.

Fouilles des lycéens, lois « anti-capuches », HADOPI,… Les jeunes sont une cible privilégié du pouvoir autoritaire. Mais ce ne sont pas les seuls. Que dit-on des syndicalistes, des sans-papiers, des groupes de raps, des supporters de foot, des gens du voyage,… ? Depuis plusieurs années nous faisons face à une entreprise méthodique de stigmatisation et de criminalisation qui prend un nouvel élan aujourd’hui. On nous demande si la France est « islamo-compatible », tout en stigmatisant « le jeune musulman a casquette à l’envers ». Le débat sur l’identité nationale est alors le débat sur une « assimilation réussie », en d’autres termes il nous faut répondre à la question « êtes vous vraiment français ? ». Le but est d’attiser le repli sur soi, de diviser et d’humilier pour préserver l’ordre établi.

Diviser et humilier c’est la sécurité de l’UMP

Le projet de la droite pour la nation c’est la rentabilité et la compétitivité appliqué à tout, à tous. C’est le « chacun pour soi, tout pour les profits ». L’UMP gère dorénavant l’Etat, les régions, les communes, les services publics, la démocratie, comme on gère une entreprise.

Ce n’est ni spectaculaire, ni populaire, c’est l’Etat-libéral : le règne des cliniques privées, des écoles privées, du logement privé, des retraites par capitaux qui disparaissent dans les kraks boursiers... C’est une refonte de l’économie issu des directives européennes : être plus « moderne » et « compétitif » sur le marché mondial. C’est la révolution immatérielle de la nano-technologie et de la biotechnologie au service des taux de profits ! Fini l’épanouissement, et que le plus rentable gagne.

Le « grand emprunt » est un des outils de Sarkozy pour bouleverser ce qui fonde l’enseignement supérieur français : l’égalité d’accès, une gestion démocratique, une recherche fondamentale publique et indépendante. C’est un désengagement total de l’État au profit d’une concurrence « libre et non faussé » des universités, des sites d’excellences où chacun doit marchander pour survire : c’est « l’égalité des chances » pour les universités. A quelques un leurs milliards et que le meilleur spécule ?

Le nouvel ordre moral.

Ce modèle méritocratique, fondé sur l’acceptation d’inégalités irrémédiables, voire « naturelles », nécessite le développement d’un nouvel ordre de valeurs. Pour que les « perdants » acceptent les règles des « gagnants », l’UMP s’attaque aux comportements, culpabilise chacun dans tous les aspects de la vie courante. De son emprunte écologique, à sa volonté de « trouver un travail », tout est fait pour que chaque échec ne soit le seul fait que des individus : c’est une faute culturelle, familiale, morale, individuelle. C’est cette faute que commettent au quotidien les jeunes privés d’emplois, et c’est cette faute que commettent les Afghans qui ne font pas la guerre chez eux. C’est ce à quoi l’Etat français répond systématiquement par la sanction, par l’intolérance totale.

Mouvement Jeunes Communistes de France            

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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 11:50

viz meet webAux élections européennes, le Front de Gauche a levé dans notre pays un espoir de renouveau pour une alternative de gauche.

 

A l’occasion des élections régionales de 2010 nous voulons amplifier cette dynamique. Nous constatons que de nombreuses organisations, de nombreux hommes et femmes engagés dans le mouvement social se tournent vers le Front de Gauche avec la volonté de construire un large rassemblement porteur d’espoir.

 

Nous allons porter des propositions concrètes en rupture avec les politiques libérales menées depuis des années dans notre pays.

 Nous allons développer une stratégie ambitieuse de rassemblement à même de battre la droite et de créer les conditions de majorité solidement ancrées à gauche. Nous allons construire des alternatives à la politique de Nicolas Sarkozy en nous appuyant sur les nombreuses résistances exprimées par le mouvement social. Comme nous l’ont demandé le Parti de gauche et la Gauche unitaire, le Parti communiste français fait une offre nationale pour constituer des listes du Front de gauche.

 Au-delà de nos trois organisations, ces listes devront rassembler la diversité de celles et ceux qui placent leurs espoirs dans cette proposition politique pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes.

De façon symbolique, nous proposons que chacune des trois formations du Front de gauche conduise une grande région rassemblant huit départements : le PCF en Ile de France, le Parti de gauche en Rhône Alpes et la Gauche unitaire en Midi Pyrénées. Ensuite, nous proposons au Parti de Gauche de conduire également les listes de quatre autres régions : Languedoc Roussillon, Pays de Loire, Aquitaine, Poitou Charentes ; et 17 listes départementales : en Auvergne : la Haute Loire, pour le Centre l’Eure et Loir, en Franche Comté, le Territoire de Belfort et un autre département, en Ile de France, Paris, l’Essonne et un autre département, en Languedoc Roussillon, les Pyrénées orientales, en Limousin, la Creuse, en Midi Pyrénées, l’Aveyron et le Lot, en Pays de Loire, la Loire Atlantique et le Maine et Loire, en Picardie, l’Aisne, en Poitou Charentes, un département, en PACA, un département, en Rhône Alpes, la Haute Savoie.

 Nous proposons à la Gauche Unitaire de conduire trois listes départementales:le Tarn et Garonne, la Lozère et un département de l’Ile de France.

 En Corse, avec Dominique Bucchini, les organisations du Front de Gauche et leurs partenaires, construiront une liste dans la configuration particulière du scrutin propre à cette région.

 Le Parti de Gauche, conduirait ainsi un tiers des listes régionales, le Parti Communiste conduirait dix régions et la Gauche unitaire une.

 Sur cette base, il convient bien sûr, à chacune des formations, de créer les conditions pour aboutir à de belles listes de large rassemblement permettant de faire la place à tous les niveaux aux autres partenaires de ces listes, aux organisations politiques qui ont déjà annoncé leur participation comme République et Socialisme et les Alternatifs et d’autres qui doivent confirmer leur engagement dans ce processus.

 Ces listes rassembleront également de nombreux élu-e-s, députés, maires, conseillers régionaux, conseillers généraux, ainsi que des hommes et des femmes engagé-e-s dans le mouvement social et associatif.

 D’ores et déjà, sur la part qui nous reviendra pour ces listes, nous enregistrons notamment la participation de Bruno Robin, syndicaliste enseignant, Philippe Verbeeck, délégué central Arcelor Mittal, Thierry Dumez, syndicaliste, Didier Dreyfuss, professeur d’université et responsable du service réanimation de l’hôpital de Colombes, participant aux combats de « l’appel et appels » et de « Sauvons l’Hôpital Public », Murielle Salmona, féministe, psychiatre, victimologue ; Jean Paul Moatti et Anne Mesliand universitaires ; Bernard Defaix, initiateur du combat pour la défense des services publics ; Marie-Jean Sauret, professeur de psychopathologie, membre de « l’appel et appels », Raymond Girardi, syndicaliste paysan, maire-conseiller général, Jean Levasseur, responsable régional d’une association caritative… et de nombreuses et nombreux syndicalistes, animateurs associatifs dans les quartiers populaires, féministes qui nous rejoindront dans la construction de ces listes sous l’animation des organisations partenaires dans les différentes régions.

 C’est par ce rassemblement le plus large, s’appuyant sur une juste représentation des partis qui l’initient que les listes du Front de Gauche, « ensemble pour des Régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes », seront à même d’impulser le combat nécessaire pour battre la droite et construire des majorités de gauche dans les Régions à même de porter de nouvelles logiques de satisfactions des besoins populaires par des propositions en rupture avec les logiques dominantes.

 Voilà, comme nous en avions convenu entre les trois formations du Front de gauche, l’offre nationale à concrétiser dans les régions pour un accord en vue des élections régionales du 14 et 21 mars 2010.

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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 14:14
arton4321-81830.jpg Nicolas Sarkozy vient d’annoncer que l’investissement public pour le grand emprunt s’élèverait à 35 milliards d’euros, 60 milliards d’euros grâce à un effet de levier.

Le Président de la République promet d’allouer des ressources supplémentaires à des priorités au nom évocateur (enseignement supérieur, recherche, innovation, environnement...). Mais en réalité, sous couvert de « campus d’excellence », de « filières d’excellence », « d’internats d’excellence », il s’agit de financer des stratégies pilotées par les seuls intérêts des grands groupes de l’industrie et de la finance. La formation, l’innovation, la recherche seront poussées à se rentabiliser au détriment de logique de développement pour toute la société.

 La justification avancée de combler les « retards d’investissements » de la France par le chef de l’État masque mal le fait que l’emprunt est destiné avant tout à financer la poursuite de la même politique. Il s’agit d’aller puiser dans la poche des Français de quoi « compenser » les milliards débloqués au bénéfice exclusif des banques à l’automne dernier et les cadeaux aux riches qui continuent d’être exonérés de contribution via le bouclier fiscal. Un véritable chèque en blanc est ainsi demandé aux Français.

 Pour le PCF il faut, au contraire, utiliser l’argent public des aides d’État versées aux entreprises (près de 70 milliards d’euros) pour réorienter le crédit aux entreprises, de façon sélective en faveur de la formation des travailleurs et de bons emplois, sous le contrôle des salariés et des citoyens.

 Le PCF propose que plus aucune aide publique ne soit accordée sans de rigoureuses contreparties en termes d’emplois et de formations. Une relance des services publics est par ailleurs indispensable, en particulier dans les secteurs visés par le grand emprunt : formation, enseignement supérieur, recherche, numérique, développement durable.

 Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF


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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 17:00

arton4312-8e3f4.jpg Un consensus sera-t-il possible à Copenhague, et sur quelle base ? Selon le GIEC, pour empêcher une hausse de la température au-delà de 2°C d’ici 2100, les pays industrialisés devraient réduire leurs émissions de 25% à 40% des gaz à effet de serre (GES) en 2020 par rapport à 1990. Les pays en développement (PED) devraient – compte tenu de leur croissance actuelle – infléchir leurs émissions.

 En effet, tout le monde n’est pas à égalité. Les États-Unis sont les plus gros pollueurs avec 24 tonnes de CO2/an/habitant contre 12 pour un européen et 5,5 pour un chinois. L’urgence est à l’action si l’on veut parvenir, comme cela est nécessaire, à 2 T/hab de la planète. Autre important dossier en discussion : le règlement de la « dette écologique » des pays du Nord à l’égard de ceux du Sud. Celui-ci doit se concrétiser par le versement d’une aide financière (120 Md€/an) à apporter aux PED et pays pauvres.

 

Elle doit les aider à investir. Ce qui suppose des transferts de technologie et de brevet à ceux qui paient déjà un trop lourd tribut au dérèglement climatique. Le droit à l’énergie pour tous doit être assuré. Or, les propositions annoncées sont au dessous des enjeux. Sur la possibilité de parvenir à un accord juridiquement contraignant en décembre, le pessimisme prévaut (pays d’Asie et du Pacifique, observateurs, ONG…). C’est ce que dénoncent les pays africains qui ont même un temps quitté la table de négociations. Se profile le projet d’une déclaration politique comportant de grands principes (appel à réduire les émissions de GES de 50% d’ici 2050, adoption par les pays riches de trajectoires de réduction de GES vers - 80% en 2050, acceptation par les PED d’une « déviation substantielle » de l’augmentation de leurs émissions, soutien financier important et transferts de technologies pour les pays les plus pauvres) [1], le report des négociations définitives en 2010, bref, de bonnes intentions, mais sans contraintes réelles.

 On a bien sauvé les banques, on doit sauver la planète !

 Le temps perdu pour l’action ne se rattrape pas, ou alors à un prix prohibitif pour les peuples. Il ne faut pas cacher que les budgets à mobiliser pour conduire les adaptations nécessaires à un nouveau mode de production et de consommation moins productiviste seront très conséquents. Qui paiera la facture, les peuples ou le capital ? Alors que les rencontres bilatérales se poursuivent, Obama et Hu Jintao ou bien Sarkozy et Lula, la mobilisation des peuples pour peser sur le cours des négociations est essentielle. Le nombre d’appels en direction des chefs de gouvernements, de débats publics, d’initiatives de sensibilisation, de vœux d’élus dans les collectivités territoriales se multiplie ; mais nous sommes encore loin du compte. Les communistes doivent prendre leur part de ce combat avec ambition, en s’attachant à faire connaître leurs propositions [2] et en œuvrant à l’émergence de convergences qui lient préservation de la planète et progrès social, réduction des inégalités sociales et environnementales. En France, d’ici la conférence, chaque jour nous pouvons, avec d’autres, agir pour que le gouvernement, le président Sarkozy, l’Europe interviennent de façon positive. C’est pour toutes ces raisons que le PCF sera présent à Copenhague, notamment lors de la manifestation du 12 décembre [3].

 Ce combat ne s’arrêtera pas le 18 décembre, nous aurons à le poursuivre !

 

 [1] Déclaration commune Sarkozy-Lula du 14 novembre 2009

[2] Tract PCF : Copenhague 2009 : l’urgence climatique

[3] Délégation conduite par Pierre Laurent et Hervé Bramy. Nous aurons également une rencontre avec le PGE le matin du 12 décembre.

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