Vendredi 25 mars 2011
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15:00
Dimanche dernier, la droite
et ses politiques ont été lourdement sanctionnées. Le premier tour des élections cantonales a par ailleurs été marqué par une poussée inquiétante du Front National. Autant d’éléments qui doivent
conduire à travailler des réponses de haut niveau pour transformer les colères et le désarroi populaires en véritable perspective politique de transformation de la société.
Les bons résultats du PCF et du Front de Gauche constituent un espoir et un point d’appui en ce sens.
Ainsi, en Seine-Saint-Denis, nos résultats sont particulièrement encourageants (+1,16% par rapport à 2004). De l’avis unanime, les
candidats soutenus par le PCF et le Front de Gauche, voire au-delà, ont créé l’évènement à gauche en Seine-Saint-Denis :
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Les 3 conseillers généraux sortants sont arrivés en tête de la gauche et sont donc en lice pour le second tour à Saint-Ouen, à Saint-Denis et Villepinte.
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nos candidats arrivent en tête à Aubervilliers, devant la sortante PS, en seconde position à Montreuil, devant le sortant PS, et à Romainville et La Courneuve où
nous réalisons, dans ces deux villes, plus de 32 % des voix. Nous parvenons également en deuxième position à Pierrefitte-Villetaneuse.
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dans de nombreux cantons, les candidats soutenus par le PCF-Front de Gauche enregistrent de notables progressions. C’est le cas notamment à Sevran,
Noisy-le-Grand, Les Lilas et le Pré-Saint-Gervais, Epinay-sur-Seine, Pantin ou Pavillons-sous-Bois.
Le pari n’était pas gagné d’avance. Le PS et Europe Ecologie-Les Verts avaient en effet décidé de nous affaiblir, en Seine-Saint-Denis et
dans le Val-de-Marne, en présentant partout des candidatures uniques, dans le cadre d’un accord électoraliste dont nous avions dénoncé la teneur dès le mois de décembre dernier
(déclaration du PCF93 du 15 décembre 2010).
Dans les urnes, cette stratégie a été mise en échec par l’électorat de gauche. A Saint-Denis, Saint-Ouen et Villepinte, les
sortants PCF-Front de Gauche sont en tête de la gauche.
Quant au PS, il voit son sortant éliminé dès le premier tour à Montreuil, sa sortante devancée par notre candidat à Aubervilliers et son sortant est en ballotage
très défavorable à Epinay. Avec ces 3 revers du PS et les bons résultats du PCF-Front de Gauche, l’évolution sensible du rapport de forces en faveur du PCF et du Front de Gauche au sein de la
majorité du Conseil général est devenue une perspective tout à fait réaliste.
C’est ce "risque" qui a conduit le Parti socialiste à rompre les accords nationaux de désistements réciproques en faveur du candidat de gauche arrivé en tête, en
refusant de se retirer à Aubervilliers et empêchant la concrétisation d’un accord équilibré à Montreuil et Saint-Denis, entre le Front de Gauche et Europe Ecologie-Les Verts. Mathieu Hannotin,
directeur de campagne de la candidate EE-LV à Saint-Denis et par ailleurs bras droit de C. Bartolone ne s’en est même pas caché : "Les bulletins sont partis à l’imprimerie.
On ira jusqu’au bout"
A cela s’ajoute des manœuvres et des mensonges éhontés, pour camoufler sa stratégie visant à empêcher l’élection de nos candidats arrivés en tête au premier
tour : rumeur initiée au plan national de maintien du candidat communiste à Pierrefitte-Villetaneuse, engagement de désistement à Aubervilliers pendant que la candidate déposait sa
candidature en préfecture, pressions sur Europe-Ecologie/Les Verts pour le maintien de leur candidate à Saint-Denis,...
Les actes, rien que les actes !
La réalité, c’est que pour sa part, le PCF est le seul à avoir mis immédiatement en œuvre le désistement républicain, en se retirant à La
Courneuve et à Pierrefitte-Villetaneuse.
Le PS et Europe-Ecologie, quant à eux, ne se sont retirés nulle part !
C’est vrai en Seine-Saint-Denis comme dans le Val-de-Marne où EE-LV maintient tous ses candidats contre nos sortants arrivés largement en tête au premier tour... et
retire celui qui pouvait se maintenir face à un socialiste !
Dans ces conditions, le maintien des candidats du Front de Gauche et de ses partenaires locaux à Romainville et à Montreuil - où la gauche souffre par ailleurs des
graves dérives de la gestion municipale - constituent une résultante de ces manœuvres (lire à ce sujet les articles de l’Huma et du Monde, datés du 24 mars). Qu’espèrent le PS et EE-LV en donnant
la possibilité à la droite et au FN d’arbitrer des débats à gauche ?
Le PCF et le Front de Gauche acceptent d’être unitaires pour 3, mais certainement pas au détriment de leur juste représentation et du choix des électeurs de gauche
de ce département.
Nous condamnons la stratégie du PS visant à affaiblir, au Conseil général et dans les villes, le PCF et le Front de Gauche. Mesurons
les ravages pour la gauche d’une telle orientation, qui s’inscrit dans le prolongement des municipales de 2008, où le PS avait déjà maintenu ses candidats battus au premier tour, contre les
listes conduites par des Maires communistes à Aubervilliers, La Courneuve, Bagnolet ou Montreuil.
Alors que la droite mène une offensive terrible contre notre peuple, que le Front national prospère sur le terreau de la désespérance, que l’abstention persiste
dans l’électorat de gauche des quartiers populaires, le PS prend une lourde responsabilité. Pour notre part, nous considérons plus que jamais que la Seine-Saint-Denis a
besoin d’une gauche rassemblée et porteuse des exigences de transformation les plus fortes.
C’est ce à quoi le PCF entend travailler, fort de la dynamique qu’il a impulsée avec le Front de Gauche en Seine-Saint-Denis et dans le pays.