manifestations

Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 09:30
600 000
personnes rassemblées ce week-end à La Courneuve. La grande foule, jeune et joyeuse, qui s’est engouffrée dans les allées de l’édition 2009 de la Fête de l’Humanité, a nourri un week-end marqu é par la volonté de débattre et de combattre la droite.

Dès vendredi en fin d’après-midi, il apparaissait clairement que la Fête de l’Huma 2009 serait une grande cuvée. Une foule joyeuse et juvénile se massait aux portes d’entrée, les navettes étaient vite débordées, beaucoup redécouvraient les charmes de la marche à pied pour arriver à temps au concert de Manu Chao. Le chanteur rebelle n’était pas pour rien dans ce démarrage en trombe de la Fête, mais les badges, les conversations, les emportements des jeunes envahisseurs du parc de La Courneuve témoignaient d’une certitude : on a beau de pas être sérieux quand on a dix-sept ans, on ne vient pas écouter Manu Chao à la Fête de l’Huma sans être habité d’une certaine colère contre l’ordre établi. Le dimanche soir, les premiers comptes étaient éloquents : quelque six cent mille personnes, en hausse sensible par rapport aux dernières années, toutes pourtant couronnées de succès.

Dans les stands des fédérations départementales du PCF, les militants font le même constat, éprouvent la même satisfaction : ils ont dû affréter plus de bus. L’ambiance est chaleureuse, les conversations animées. On parle le plus souvent politique. Les mêmes thèmes rebondissent de table en table, de groupe en groupe : la violence de la politique de la droite, les restructurations, les vagues de licenciements… « On a le sentiment de faire de la résistance, mais pas de se battre pour des avancées », constate une infirmière après avoir apposé sa signature sur la pétition contre la privatisation de La Poste devant le stand des communistes de Champigny, dans le Val-de-Marne.

La mobilisation contre le projet du gouvernement fut un des traits marquants de la Fête. Des urnes sont installées dans toutes les allées. On se presse pour signer. Ainsi est lancée la journée de votation du 3 octobre, que préparent dans toute la France élus de gauche, syndicats, associations de défense des services publics. Colère sociale, esprit de résistance, besoin d’unité pour empêcher les mauvais coups, la Fête de l’Huma avait la couleur des luttes, rouge comme le tee-shirt vedette porté par des milliers de visiteurs contre la grippe cApitaliste. Colère et solidarité avec les travailleurs en lutte, avec les Continental et notamment les six salariés condamnés, avec les ouvriers de Molex qui refusent la liquidation du site par un groupe américain. « Quand les patrons sont des sauvages, les salariés ne sont pas des anges » peut-on lire sur le fronton d’un stand. La Fête de l’Huma fut le carrefour et la caisse de résonance des conflits sociaux, exceptionnelle occasion de réfléchir ensemble, de tirer les leçons des expériences. Toute la matinée de dimanche, le colloque organisé à l’agora a rassemblé des centaines de salariés. La veille, le syndicaliste Élie Domota, qui préside le Liynnaj Kont Pwofitasyon (LKP) de Guadeloupe y reçut en accueil enthousiaste. Au forum social, les débats ont fait salle comble, notamment celui auquel participait Bernard Thibault.

Aucun journal autre que celui fondé par Jean Jaurès - dont on célébrait le 150e anniversaire de la naissance - n’a la capacité - ni sans doute la volonté - de rassembler des centaines de milliers de citoyens - et de faire se rencontrer et se confronter des responsables politiques d’opinions différentes - c’est vrai au sein des forces de gauche - mais aussi opposées. Il y avait ce week-end à La Courneuve Jean-Luc Mélenchon, le leader du Parti du gauche, allié du PCF au sein du Front de gauche., Martine Aubry, accompagnée de Claude Bartolone, qui rencontra Marie-George Buffet et Pierre Laurent. Mais la tâche est plus délicate quand il s’agit de débattre avec des représentants de la droite. Dimanche, en fin d’après-midi, un débat contradictoire avec la participation du ministre du Budget, Éric Woerth, a provoqué un bruyant tohu-bohu de la part d’une petite partie de l’assistance d’une agora archicomble. Le ministre UMP fut copieusement sifflé… La veille Frédéric Mitterrand qui visitait la Fête, entouré d’une foule de journalistes, avait été accueilli par des lazzis lancés par les mêmes.

Si ces incidents ont pu faire le miel de caméras, fête politique, fête du débat politique, l’édition 2009 de la Fête de l’Humanité aura battu tous les records d’affluence aux forums organisés le long des allées. On débat partout, à quelques dizaines au fond des stands, à plusieurs centaines, voire à plus de mille à l’agora. Une question domine : comment ouvrir une perspective à gauche pour donner du poids aux luttes sociales et à la résistance à la politique de Nicolas Sarkozy ? Cette perspective fait bigrement défaut aux militants. « Avant, on savait pour quel projet on se battait, le programme commun (1972 NDLR) avait des défauts, mais on savait quoi dire », s’inquiète un ouvrier tourneur de Moselle. La campagne des européennes avec la création du Front de gauche a redonné du tonus aux militants. Dans le stand de la Seine-Maritime, Jacky Hénin, réélu au Parlement européen, est chaudement applaudi quand il appelle à la mobilisation pour les prochaines élections régionales « avec un Front de gauche qu’il faut élargir ». Mais quelques dizaines de mètres plus loin dans la même allée, un élu régional de Lorraine souhaite la reconduction d’une liste commune avec le PS dès le premier tour. « Nous avons un bilan positif au sein de l’exécutif régional », plaide-t-il.

Une exigence d’unité a parcouru cette Fête, chacun est convaincu qu’il faut barrer la route à la droite dans les régions, dont 20 sur 22 sont détenues par des coalitions de gauche. Mais le débat porte sur les contours du rassemblement au premier tour du scrutin. Plusieurs rencontres publiques ont lieu, à l’agora entre tous les partis de gauche et des responsables syndicaux et associatifs, au stand du Parti de gauche entre les responsables des formations du Front de gauche. Les communistes, ont répété Marie-George Buffet et Pierre Laurent, veulent poursuivre et élargir le Front de gauche et proposent un vaste débat d’idées sur le projet, sous la forme d’ateliers sur les questions clés d’une politique de gauche. Pour cet échange, on ne saurait exclure aucune force à gauche. En novembre, le PCF tirera les conclusions de ce travail. Et quels que soient les contours du rassemblement au premier tour, toute la gauche fera front face à la droite au second tour, Et Marie-George Buffet de souhaiter que les conditions soient réalisées pour que les exécutifs régionaux soient composés d’élus de gauche dans toutes ses composantes. De son côté, Jean-Luc Mélenchon est favorable à un débat en atelier entre les seules composantes du Front de gauche puis à un éventuel accord avec le PS. Les discussions de l’automne seront déterminantes pour la stratégie électorale, mais chacun, du PCF au PG, est convaincu de la nécessaire pérennité de la politique de front de gauche.

Jean-Paul Piérot (l'humanite)

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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 09:30
Montreuil s'affiche

Le numéro 2 du journal des Communistes de Montreuil est sorti, avec l'actualité politique du Parti à Montreuil et le programme complet du stand du PCF Montreuil à la fête de l'Humanité, n'hésitez pas a venir le chercher à la section ou le télécharger içi et içi .

Achetez votre vignette d'entrée à la section ou auprès des militants communistes de Montreuil.
RDV au Stand de Montreuil
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 12:31
INVITATION
Les communistes de Montreuil vous invitent à participer au
rendez-vous de la vignette
Au coeur de la cité Espoir,Place du 14 Juillet
Le Vendredi 28 aout à 19H00

Débat Palestine

Avec

Patrick Le Hyaric: Député Europpéen Front de Gauche, Directeur de l'Humanité
Fernand Tuil
: Co-Président de l'AJPF, Association pour les jumelages
entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes de France.

ET
Une délégation Montreuilloise de retour des territoires occupés à  Jérusalem témoignera de l'expulsion des familles palestiniennes par l'armé israélienne. Venez nombreux signer la pétition de soutien à Salah Hamouri jeune franco palestinien qui vient de passer quatre ans dans les prisons israéliennes.

Barbecue et buvette
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Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 09:30

Lieu sans pareil de solidarité, de fraternité, de détente, de débats, la préparation de la Fête de l’Humanité qui se tiendra les 11, 12 et 13 septembre prochain, est désormais lancée.

Quelques semaines après les élections européennes, où la semence du tout nouveau Front de gauche porte de premiers germes d’espoir, au cœur d’un mouvement unitaire, syndical, social, citoyen, culturel, la Fête sera un lieu inédit de convergence et de dialogues des gauches sociales et politiques, un lieu original où résonneront les aspirations populaires, les urgences sociales, démocratiques, écologiques, contre les choix ultralibéraux destructeurs des hommes et de la nature.

La Fête sera un formidable lieu de réflexion, de débat d’idées sur les moyens d’élaborer ensemble un plan audacieux, crédible de sortie de crise, en procédant à des ruptures nettes avec les politiques ultralibérales et le capitalisme. Elle va être le lieu où toute la gauche pourra se retrouver pour cet indispensable débat, afin de relancer une gauche populaire, bien à gauche, au service du peuple et de la jeunesse.

Face à l’aggravation des crises mondiales qui s’annoncent, la Fête sera, une nouvelle fois, un grand rassemblement internationaliste de convergence des mouvements progressistes du monde entier ; une grande manifestation pour la souveraineté des peuples, le désarmement et la paix

Placée sous l’égide du cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, de son action, de ses pensées, de la renaissance des idées du marxisme vivant, la Fête va déployer des débats sans pareils pour penser un nouvel avenir, plaçant au coeur de toute délibération publique l’intérêt des êtres humains et de la planète sur laquelle ils vivent.

Le cœur de la Fête battra au rythme des mobilisations sociales, culturelles, féministes, antiracistes, celles de la jeunesse dans sa diversité.

 Elle sera le lieu de rendez-vous de toutes les luttes syndicales et sociales. Elle en constituera un porte-voix incomparable.

Elle prolongera et pourrait être un point culminant des initiatives des parlementaires communistes et ceux du Parti de gauche pour obtenir enfin des lois efficaces contre les licenciements, pour l’augmentation du pouvoir d’achat, pour la défense, la modernisation et l’élargissement des services publics.

L’utilité et la force de cette édition de la Fête de l’Humanité vont résider dans une multitude de débats sur les issues possibles à la crise du capitalisme et l’invention d’un projet politique nouveau, le processus de construction d’un rassemblement populaire de type nouveau, jusqu’à devenir majoritaire.

La Fête de l’Humanité c’est aussi la culture, sous ses diverses formes. Cinéma, avec notamment le film l’Armée du crime, de Robert Guédiguian. Théâtre avec la nouvelle pièce la Valise de Jean Jaurès. La scène des nouveaux talents avec Zebrock. La création avec une belle exposition de peinture. La découverte de la littérature espagnole contemporaine au Village du Livre.

Comme chaque année, le succès de la Fête de l’Humanité dépend de la mobilisation des lecteurs du journal, des diffuseurs de l’Humanité Dimanche et des militants pour proposer largement le « bon de soutien-vignette » à leurs proches, leurs voisins, leurs collègues de travail. Disponible dès maintenant, le « bon de soutien vignette » est à mettre entre toutes leurs mains.

L’Espace Seine-Saint-Denis de la Fête sera aux couleurs de la jeunesse ! Tout un programme à construire ensemble ! Nous proposons aux nombreux jeunes qui souhaitent y venir de les associer pleinement à la préparation de la Fête.

Nous leur proposons de faire connaître le programme autour d’eux, de s’emparer des nombreux débats et rencontres qui vont se préparer, de proposer leurs propres initiatives, de participer à la vente du bon de soutien. On s’y met tous ensemble ?!


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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 16:30
Exposition, pièces de théâtre, livre, grand colloque sur la gauche et ses valeurs : en ce 150e anniversaire de sa naissance, la force créative et l’exemplarité du fondateur de l’Humanité sont précieuses à la réflexion politique de tous.

Jaurès parmi nous. Comme le vent d’autan toulousain, ses phrases tonnantes aux accents du Midi vont courir les allées de la Fête, au bonheur des rencontres et des attroupements, déclamées par des apprentis comédiens du cours Florent. Durant ces trois jours, le fondateur de l’Humanité sera dignement célébré en ce 150e anniversaire de sa naissance (1) , mais on découvrira surtout un Jaurès vivant, proche, se glissant dans les discussions et les débats d’aujourd’hui avec une présence d’esprit et une force de conviction qui en surprendront plus d’un !

Dans le riche programme peaufiné pour la circonstance, rappelons qu’une exposition réalisée par les archives de la ville de Toulouse sera visible à l’espace Tourisme, et que de nombreux auteurs seront au village du Livre pour signer leurs ouvrages consacrés au leader socialiste. La rentrée de septembre sera marquée à cet égard par la publication, par les éditions Privat et laDépêche du Midi, de tous les textes et articles que Jaurès écrivit pour le grand quotidien régional, et par la sortie chez Fayard du tome I (les Années de jeunesse) des oeuvres complètes de Jaurès sous l’autorité de l’historien Gilles Candar. Deux pièces de théâtre écrites et mises en scène par des créateurs contemporains seront présentées à l’espace Théâtre : la Valise de Jaurès, de Bruno Fuligni (2), le vendredi soir à 20 h 30, et Jaurès ou le printemps de la parole, de Benoît Guibert et Cédric Leproust, le dimanche à 13 h 30. Les deux oeuvres donnent à voir, entendre, goûter quelques épisodes de la vie du grand tribun. 

La première pièce, avec Jean-Claude Drouot dans le rôle de Jaurès, nous replonge dans les batailles homériques qui, à la tribune du Palais- Bourbon, opposèrent le député des mineurs de Carmaux à l’écrivain Maurice Barrès, député boulangiste et antidreyfusard notoire, à propos du transfert au Panthéon des cendres de Zola. Une confrontation à couteaux tirés entre deux figures de la vie politique du début du XXe siècle qui rebondit deux ans après, avec l’évocation du débat sur l’abolition de la peine de mort. 
La seconde création confronte de jeunes interprètes d’aujourd’hui à l’art oratoire jaurésien – ces trouvailles verbales qui, bien au-delà des figures de style, donnaient sens et valeur concrète aux idéaux qui irriguaient ses combats : la justice et la transformation sociale, la dénonciation de la propriété capitaliste et de l’exploitation du travail, la défense de la démocratie, de la République et des libertés révolutionnaires, l’invention de la laïcité, la culture et l’éducation de la jeunesse et du peuple, le pacifisme et l’internationalisme…


Ce sont quelques-uns de ces thèmes que va naturellement revisiter la grande rencontre- débat intitulée « Jaurès et l’héritage de la gauche », qui inaugurera samedi matin à 10 heures les rendez-vous de l’Agora de l’Humanité. Trois tables rondes sont prévues, réunissant en ce colloque des historiens et philosophes renommés et des responsables politiques nationaux. On peut d’ores et déjà prédire que n’en sortira pas indemne la figure passe-partout de « héros national et républicain » qui parfois, à gauche et à droite (jusqu’à Nicolas Sarkozy), ensevelit Jaurès dans un magma consensuel bien pensant ! Il y sera notamment discuté des questions que pose aujourd’hui comme hier le rassemblement du peuple et de ses forces vives et de progrès, du mouvement syndical, de la création et du rôle de l’Humanité, des valeurs de gauche, de l’individu, des libertés et du changement social. Plus qu’un programme : le présent et l’avenir de notre peuple.

Lucien Degoy (l'Humanité)

(1) Le 3 septembre 1859, à Castres (Tarn). 
(2) Présentée en partenariat avec la ville de Toulouse

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