LE FRONT DE GAUCHE POUR LES
ÉLECTIONS RÉGIONALES DÉMARRE EN FORCE À MONTREUIL
Ce vendredi 11 décembre, le grand hall du parc Montreau était aux couleurs d'une gauche dynamique, rebelle et décidée. Nous étions 250 !
Tous réunis là pour marquer la fin de l'année d'une belle touche de fraternité, de chaleur humaine et de fête. Tous réunis pour porter haut la voix d'un front de gauche réunissant le Parti
Communiste Français, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire mais aussi de nombreuses autres organisations, de personnalités du monde associatif et syndical.
Tous réunis pour proposer une vraie alternative afin de battre la droite et de conduire les régions vraiment à gauche.
C'est-à-dire impulser des politiques de transports, d'éducation, de développement économique et d'emploi au service du plus grand nombre, au service de ceux qui souffrent de la crise. Des régions
pour le peuple et non pour les patrons du CAC 40 et des banques que la droite du président Sarkozy ne cesse de privilégier.
Pour cela la gauche doit se rassembler, lever la tête et tenir ferme contre cette droite arrogante. Lors du banquet du 11 décembre c'est le message qu'ont tenu à porter dans leurs interventions
notre secrétaire de section Bedreddine BELAIDE et la suppléante du député de Montreuil, Djeneba KEITA.
Marie George BUFFET, la secrétaire national du PCF, participait à notre banquet. Elle a réitéré son appel à « investir les listes du Front de gauche » pour en faire « les listes du monde syndical
». Les partenaires du Front de Gauche et nombre des représentants de la vie citoyenne de Montreuil étaient présents le 11 décembre. Chacun a pu apporter sa contribution à cette campagne qui démarre
avec enthousiasme à Montreuil. Cette dynamique prendra
de plus en plus d'envergure avec la désignation de l'ensemble des candidats.
La prochaine étape c'est le lancement régionale de notre campagne qui aura lieu le 10 janvier 2010. Pour que la gauche l'emporte, en Ile-de-France, dans notre département et à Montreuil chaque voix
compte. Votre voix compte. Rejoignez nombreux le Front de Gauche.
Après La Poste, Nicolas Sarkozy s’attaque au service public communal et territorial. Le projet gouvernemental de réforme des collectivités
locales est une régression sans précédent dans l’histoire de la vie démocratique du pays. Il se cache sous le nom de Révision générale des politiques publiques (RGPP). L’objectif de cette réforme
est d’éloigner les citoyen-ne-s de tout pouvoir de décision et même de les priver de leurs représentant-e-s élu-e-s les plus proches, d’étouffer les services publics et de les livrer aux
affairistes. Ce projet accentuera les inégalités entre territoires et citoyens.
La fin de la démocratie
locale ?
La réforme des collectivités territoriales est une réduction drastique de tout le maillage de démocratie locale. La plupart des compétences des communes et des
départements seront absorbées par des établissements « commandés » par des préfets aux pouvoirs renforcés. Les élus départementaux et régionaux fusionneront sous l’appellation d’élus
territoriaux. Ils géreront donc des territoires beaucoup plus vaste au détriment de leur politique de proximité. Plus de 100 000 élus seront supprimés. Nicolas Sarkozy dit qu’ils coûtent trop
cher, alors qu’ils représentent 0,02% du budget des collectivités et que la plupart sont bénévoles.
La suppressions de la taxe
professionnelle
La taxe professionnelle représente 50% des ressources fiscales. Les ménages contribuent pour les autres 50%. Avec cette réforme, les recettes fiscales atteindront
les 75% pour les ménages et les 25% pour les entreprises. Les communes vont perdre plus de 11 milliards de ressources, un nouveaux cadeaux pour les entreprises, et elles dépendront des
« subventions » de l’État. C’est encore la population qui paiera les pots cassés de ce remodelage antidémocratique
La concentration des pouvoirs
En concentrant tous les pouvoirs sur le chef de l’État, la Vème République ignore actuellement 70% des électeurs. Ce système injuste, au service du MEDEF et de la
finance, permet tous les arrangements de famille, de clans et de petits postes pour son réseau d’amis. Avec son projet de « Grand Paris » Sarkozy veut déposséder les maires de tout
pouvoir d’aménagement, autour de toutes les gares notamment, au profit de la société du Grand Paris qui livrera aux promoteurs ces précieux terrains. Il s’agit pour le gouvernement de remodeler
la Région capitale à sa guise.
La casse des communes, utiles au
pays
Les collectivités territoriales réalisent 73 % des investissements publics qui ont permis le maintien et la création de centaines de milliers d’emplois. Mais
la réforme territoriale préfère sacrifier les populations les moins solvables, les territoires les plus défavorisés et livrer au marché tous les services et secteurs rentables.
Le PCF propose de réformer les
institutions mais dans le sens du progrès
Les communistes proposent une réforme qui institue le partage des décisions entre citoyen-ne-s et élu-e-s, développe la démocratie, valorise le rôle et le travail
des élus et donne les moyens financiers aux Collectivités territoriales de répondre mieux aux besoins des populations.
Une bonne réforme des institutions, ce serait :
Priorité à plus de
pouvoirs aux citoyens et au vivre ensemble avec plus de démocratie locale Les moyens pour satisfaire les droits humains et plus de
justice sociale Sortir de l’asphyxie financière par des moyens financiers solidaires et une fiscalité modernisée et progressive responsabilisant la
sphère de l’économie et de la finance Encourager les collectivités à promouvoir un nouveau mode de développement, une écologie populaire Mettre au coeur des politiques locales des mutualisations, des partenariats, des coopérations, un aménagement du territoire fondé
sur la solidarité, affirmant le besoin d’un développement harmonieux de la ruralité complémentaire d’une construction urbaine, économe en ressources naturelles, imprimant un nouveau type de
développement à tous les territoires Plus de services publics par un plan de reconquête, de développement, d’amélioration et de financement, de création des
services publics
Mobilisons nous pour défendre et améliorer la démocratie représentative et instituer une démocratie
participative.
La négociation engagée au sein de l’ONU s’achèvera en décembre à Copenhague et doit
déboucher sur des engagements concrets pour une réduction des gaz à effets de serre. Le texte adopté remplacera le protocole de Kyoto aux résultats décevants et non ratifié par les
Etats-Unis.
Comment penser la vie des hommes et des femmes sur une planète dont les ressources naturelles sont devenues si rares qu’il faut que les populations se battent pour
y accéder ? Pour le PCF, justice sociale et environnementale ont partie liée. Une délégation du PCF participera à la conférence de Copenhague.
Les effets dévastateurs du réchauffement
Selon le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le réchauffement pourrait atteindre jusqu’à 4° à la fin du siècle. Les principaux pays pollueurs doivent
impérativement réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020 pour contenir le réchauffement à moins de 2° en moyenne. Et, donc, ralentir ses effets négatifs : désertification, famine,
épidémies, inondations, migrations de populations...
Le Forum Humanitaire Mondial chiffre l’impact du réchauffement à 300 000 décès par an et selon l’Observatoire International pour les Migrations le nombre de
« migrants environnementaux » atteindra 200 millions d’ici à 2050.
Les défis de Copenhague
Pour 2050, diviser par 4 les émissions des pays industrialisés et par 2 celles de l’ensemble du monde. Bien que désireux de limiter le réchauffement climatique à 2°, Etats-Unis et Japon proposent
des objectifs de réduction des émissions de GES pour 2020 bien insuffisants. L’Union européenne est, elle, un peu plus ambitieuse mais ne s’engagera pas sans l’appui des principaux pays
pollueurs.
Cette situation d’urgence amène les pays émergents et en développement à insister sur la responsabilité des pays industrialisés. L’opinion publique et le mouvement
social doivent eux aussi prendre en compte ces enjeux environnementaux pour exiger de la part de chaque État des engagements en matière de réduction des gaz à effets de serre.
Le PCF exige à ce sujet de la France et de l’Union européenne des propositions précises et chiffrées.
Que proposent les communistes ?
Il faut remettre en cause le capitalisme qui impose des fonctionnements économiques néfastes pour l’environnement. Les communistes souhaitent que les ressources naturelles soient considérées
comme biens communs de l’humanité et non comme marchandises et sources de profits.
L’urgence est au développement de toutes les énergies non productrices de gaz à effets de serre. Pour autant, le droit à l’énergie doit être garanti à tous. Le PCF
se prononce pour un vaste plan de développement des énergies renouvelables, développé et organisé dans le secteur public qui assurera une véritable sureté et transparence. Cela s’accompagne de
moyens pour l’émergence d’une 4ème génération de centrales nucléaires, plus sures, plus économes et moins productrices de déchets.
Il est impératif de stopper les directives européennes de libéralisation qui visent à soumettre l’énergie aux exigences des marchés financiers. Une mobilisation
financière conséquente est indispensable pour développer les transports en commun de service public et les transports propres (rail, fluvial), l’isolation des bâtiments, la voiture de l’après
pétrole… Le PCF refuse tout nouvel impôt qui, telle la taxe carbone, viserait de façon injuste, inefficace et inégalitaire les ménages. Il suffirait d’imposer les super-profits des groupes
pétroliers comme Total, la spéculation financière et de réduire les dépenses nucléaires militaires.
A l’échelle du monde, un nouveau mode économique et financier est nécessaire pour accompagner les pays les plus pauvres dans une démarche de coopération et de
développement. A cette fin, les communistes proposent la création d’une Agence Mondiale de l’Environnement qui rendrait cohérent le développement durable de la planète en matière sociale et
environnementale.
Il y a urgence à ce que chacune et chacun s’empare de ces enjeux. Les communistes sont disponibles pour ouvrir des espaces publics de débat, de confrontation, de
rassemblement et de luttes, dans le respect des opinions des uns de des autres.
Le 3
octobre dernier, plus de 2,3 millions de votants ont refusé la privatisation de La Poste. Alors que ce gouvernement ne réponds que par le mépris, nous ne relâcherons pas la pression. Le Parti
Communiste Français, avec le comité national contre la privatisation de La Poste, vous appelle à amplifier la mobilisation.
Le mépris pour toute réponse …
Plutôt que d’entendre la volonté de la population,
ce gouvernement engage l’examen du projet de
loi au Sénat en procédure accélérée. Si Sarkozy
a les oreilles bouchées, nous lui répéterons
autant de fois pour qu’il entende. Depuis la
révolution Française, dans ce pays, ce sont les
citoyens qui décident : c’est cela l’identité de la France.
Et nous sommes très nombreux à lui avoir déjà dit haut et fort que son projet de loi
est mauvais. Sous prétexte de moderniser La Poste, il veut seulement donner ce service
public aux grands actionnaires et aux capitalistes.
Halte à la rentabilité financière !
Depuis des années, les gouvernements de droite successifs ont cassé les services
publics dont La Poste. Sous leurs actions, même les entreprises publiques visent s
eulement la rentabilité financière et non la réponse à nos besoins. Avec ce projet
de loi, ces logiques seront amplifiées. Ceux sont elles qui dégradent la qualité de
nos services publics.
Les grands actionnaires n’auront demain qu’un seul objectif, faire toujours plus
d’argent : ils fermeront des bureaux de postes, les files d’attente s’allongeront,
le courrier mettra encore plus de temps pour arriver, les suppressions d’emploi
seront amplifiées, la pression sur les salariés sera encore plus forte.
Malheureusement, tous les suicides à France Télécom montre aussi ce que
pourra devenir La Poste. Seuls ceux qui paieront cher pourront espérer un service
de qualité…et tant pis pour les autres !
Moderniser le service public ? C’est possible.
Au début de la crise financière, Sarkozy a trouvé des centaines de milliards d’euros
qu’il a donné aux banques et aux grandes entreprises sans contreparties. Avec
cet argent, ils ont recommencé à spéculer et continué à licencier. Les grandes e
ntreprises annonce des profits financiers en hausse…qu’ils font avec l’argent public !
N’oublions pas non plus par exemple, les 15 milliards d’euros du paquet fiscal pour
les plus riches.
Pour moderniser et améliorer La Poste, il y a besoin de seulement 2,7 milliards
d’euros comme le disent les syndicats et le gouvernement lui même. Sarkozy ne
nous trompera pas : de l’argent il y en a. Faisons lui comprendre que les richesses
que nous créons dans ce pays nous voulons qu’elles servent à la population, et pas
à la spéculation !
Le service public, c’est l’avenir.
Pour améliorer la qualité du service, diminuer les files d’attente, augmenter
les horaires d’ouverture, il y a besoin d’embaucher. De plus, avec le chômage
et la crise, les entreprises publiques devraient être exemplaire dans la bataille pour
l’emploi !
En créant autour de la banque postale un grand pole public financier sous contrôle
citoyen, cela permettrait que nous décidions de l’utilisation de notre argent. Plutôt
que de financer la spéculation, l’épargne populaire doit servir à financer les i
nvestissements de nos mairies, nos conseils généraux, nos régions pour qu’ils
investissent. Pour construire des écoles, des bibliothèques, des logements, des
tramways, des hôpitaux…Cela permettrait de financer les entreprises, petites
ou grandes, qui créent de l’emploi bien rémunéré et stable.
Ces propositions ne sont qu’une partie de ce que propose le PCF, ses élus
et militants, pour répondre aux vrais besoins des gens. Avec cette crise financière,
les capitalistes et les financiers ont démontré leurs incapacités à gérer la planète
pour le bien de la population. Le capitalisme n’a qu’un seul objectif : assurer la
domination de quelques uns sur nous tous. Ce système est en échec partout
sur la planète, à nous de construire ensemble des alternatives pour répondre
aux besoins humains et écologiques.
Rassemblons nous dans l’action !
Le PCF participe au comité national contre la privatisation de La Poste. En France
ou à Montreuil, ce dernier regroupe de nombreuses organisations syndicales,
de nombreuses associations et organisations politiques de gauche. Tous ensemble,
nous vous appelons à continuer et amplifier la mobilisation.
Participons largement à la campagne « J’écris au président » qui, par la voie postale,
interpelle le Président Sarkozy pour qu’il organise un débat public et la tenue d’un
référendum sur le service public postal. Une carte postale portant cette demande
est diffusée dans tout le pays, il vous suffira de la compléter, elle sera ensuite
expédiée gratuitement au président de la république. Vous pouvez vous procurez
cette carte auprès des militants communistes ou de tous ceux qui participent à cette
campagne.
Participons au grand rassemblement devant le Sénat ce lundi 2 novembre. Nos sénateurs
doivent entendre la volonté populaire. Ensemble nous avons un pouvoir considérable :
ce gouvernement reculera comme tant d’autres l’ont fait devant la force de notre peuple.