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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 11:51

arton1578-b41d6.jpg Le 10 février prochain, le SNUipp appelle avec la FSU à une journée de grève et de manifestation partout en France pour l’avenir de l’école. En cause, le budget de l’Education nationale, qui, à coup de milliers de suppressions de postes, construit un projet éducatif préférant la réussite de quelques-uns à celui de la réussite de tous. Ces coups de ciseaux ne peuvent qu’accentuer le phénomène français souligné par PISA d’aggravation des inégalités sociales à l’école.

Dans le primaire, ce seront 8 967 postes qui sont appelés à disparaître alors que plus de 8 000 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée : RASED, maternelles, remplacements, enseignants supplémentaires en éducation prioritaire, la chasse aux « gisements d’emplois » est ouverte. Et, si ça ne suffit pas, on suggère déjà d’augmenter les effectifs par classe, de fermer des classes ou de regrouper des écoles rurales. Le discours du Ministre sur l’élargissement de l’enseignement des langues vivantes aux enfants de 3 ans confine à l’absurde alors qu’à ce jour la généralisation n’est pas achevée dans l’élémentaire et que près de 800 postes seront prélevés sur les intervenants en langues vivantes. Les directeurs d’école sont également les premières victimes de ces coupes aveugles. Dans de nombreux endroits, l’aide administrative à la direction d’école n’est pas renouvelée. Le temps de décharge accordé aux directeurs pour le fonctionnement de l’école est revu à la baisse.

MANIFESTATION -

jeudi 10 février -14h30 -

PARIS – M° Luxembourg

Le budget de l’Education nationale se réduit comme peau de chagrin, mais cet âne n’est pas bien gras comme le souligne l’OCDE qui relève que l’investissement de la France dans le primaire est déjà de 15% inférieur à celui de la moyenne des pays membres de l’organisation.

L’Education nationale a besoin d‘un budget porteur d’un projet de transformation de l’école. La maternelle, l’éducation prioritaire et la formation professionnelle des enseignants sont des leviers essentiels pour une meilleure réussite des élèves. Dans cette situation d’urgence, l’école ne peut attendre !

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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 12:10

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Rassemblement Samedi 11 décembre

à 10h devant le centre de santé Voltaire,

65 bis rue Voltaire, 93100 Montreuil

Quand on est de gauche… on ne se résigne pas !

 Non à la fermeture du Centre Municipal de Santé Voltaire.

 

 Dominique VOYNET et sa majorité ont décidé de fermer les portes du centre de santé Voltaire le 11 décembre. Nous condamnons cette décision qui aura pour conséquence inéluctable d’affaiblir l’accès de tous à la prévention et à des soins de qualité.

 Alors que la loi Hôpital, Patient, Santé, Territoire, dite loi Bachelot, aura pour conséquence d’aggraver de façon considérable la sélection par l’argent pour l’accès aux soins, comment une municipalité qui se revendique de gauche peut-elle, par ses actes, participer à la casse sans précédent du secteur public de santé ?

 La fermeture du centre Voltaire, l’arrêt des activités de prélèvement du centre Savattero, des activités de radiologie du centre Bobillot, le non remplacement de personnels soignants (infirmières, kinésithérapeutes, diététicienne, gynécologue, pédiatre…) et la menace qui pèse sur plusieurs activités (rhumatologie, échographie obstétricale, assistantes dentaires..) sanctionnent injustement une partie de la population déjà fragilisée par les atteintes à notre système de santé publique et désorganisent l’ensemble  de l’activité des CMS.

 Présents hier soir aux côtés des adhérents, des responsables de l’Association de Défense et de Promotion des Centres Municipaux de Santé de Montreuil et des salariés des centres de santé, nous dénonçons cette décision municipale.

 Dans les jours qui viennent nous nous donnerons les moyens de faire savoir haut et fort notre totale désapprobation du choix fait par la municipalité qui s’inscrit dans une politique globale de régression de la santé publique, au profit du secteur privé.

 Nous avons décidé d’interpeller madame VOYNET pour qu’elle revienne sur sa décision et qu’elle l’annule. Dès à présent, nous appelons à un large et vaste rassemblement le samedi 11 décembre à partir de 10h, devant le Centre municipal de santé Voltaire.

 Le centre Voltaire et toutes ses activités doivent être maintenus ! Nous disons non à la fermeture de ce centre. 

  

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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 09:56

 

Sans-titre-copie-3.JPG ÉGALITÉ !

  

L’évolution de la société appelle une évolution de l’école. Mais le gouvernement fait le choix d’une évolution inégalitaire où tout le monde est perdant. Au contraire, les communistes s’engagent avec tous ceux qui veulent construire une nouvelle étape de démocratisation scolaire, pour conquérir l’égalité face au savoir et au programme, l’égalité pédagogique avec des enseignants en nombre et mieux formés, l’égalité entre établissements dans tout le pays !

Le gouvernement veut un enseignement inégal : le socle minimum pour les uns, le programme complet pour les autres.

Le savoir est un pouvoir. Les savoirs jouent un rôle toujours plus important dans notre société. Dans le travail, nous sommes amenés à manipuler des machines plus complexes, à assumer individuellement plus de décisions, à nous former et à évoluer plus souvent et plus vite. En tant que citoyens, nous devons nous prononcer sur des questions engageant la science, l’éthique… L’égalité d’accès au savoir est une nécessité, pour que chacun soit maître de sa vie et puisse prendre part aux décisions qui engagent la collectivité.

Pourquoi faudrait-il choisir entre une école de la sélection, transmettant des savoirs ambitieux à une minorité et laissant les autres sur le bord de la route, et une école du nivellement par le bas, donnant à tous un enseignement au rabais ? Dans les deux cas, le scénario est le même : un minimum culturel pour ceux qui n’ont pas d’autre recours que l’école, et l’accès à la culture réservé à ceux qui peuvent la trouver ailleurs, dans leur famille ou dans des cours privés. Construisons une école capable de donner à chacun les moyens de sa propre émancipation !

Tous capables ! L’école doit être le lieu où se construit et se transmet une culture commune : refusons le tri précoce des élèves et défendons une scolarité réellement unique jusqu’au collège. Tous les enfants sont capables d’accéder aux savoirs, si on crée les conditions. Construisons l’école dont les enfants les moins armés ont besoin : tout le monde en profitera !

Le gouvernement veut supprimer la maternelle et le lycée professionnel, diminuer le temps d’enseignement commun, renvoyant le reste à des options

Le temps d’apprendre. Pour transmettre des savoirs plus complexes à un plus grand nombre d’enfants, il faut du temps. Contrairement à la suppression annoncée de l’école maternelle, développons-la, favorisons la scolarisation des enfants dès deux ans, et rendons la scolarité obligatoire de 3 ans à 18 ans. Le débat sur les rythmes scolaires est un prétexte pour donner moins d’école à ceux qui en ont le plus besoin : au contraire, nous voulons plus d’école, mais mieux, avec un temps scolaire diversifié, où alternent différents types d’apprentissage.

Formation des maîtres

Le gouvernement casse le cadre national de la formation des enseignants et l’appauvrit

Des contenus ambitieux. Pour que l’école puisse transmettre une culture commune ambitieuse à tous les élèves, il faut des enseignants nombreux et formés, capables de maîtriser aussi bien des contenus disciplinaires de haut niveau que les enjeux pédagogiques. Une formation des maîtres ambitieuse doit lier savoirs disciplinaires et pédagogiques, en lien avec la recherche qui les élabore. Elle doit être pluraliste, faire état des diverses positions existantes. Elle doit associer théorie et pratique pour mieux professionnaliser.

Un accès démocratique. La formation des maîtres doit être accessible à tous, grâce à un dispositif de pré-recrutement d’étudiants qui leur donne les moyens de poursuivre leurs études jusqu’au recrutement à bac+5.

Un cadre national. Nous voulons la même école pour tous. La formation des maîtres doit être assurée sur tout le territoire, dans un cadre national. Elle doit donner accès à un poste statutaire dans la fonction publique.

Le gouvernement veut supprimer et regrouper des établissements entiers pour économiser des profs

Pour que l’école soit accessible à tous, il faut des écoles partout ! Le service public doit assurer l’égalité d’accès aux savoirs sur le territoire national, avec un maillage scolaire renforcé, en particulier dans les zones rurales et les quartiers populaires. Pour ne pas laisser s’installer une école à deux vitesses, en fonction de la richesse de la collectivité territoriale ou des habitants du quartier, rétablissons une carte scolaire, affectons plus de moyens dans les zones les plus démunies et revenons à une gestion nationale de l’ensemble des personnels.

Donner des moyens à nos ambitions. L’école ne peut transmettre à tous une culture commune ambitieuse que si on lui en donne les moyens. La lutte contre l’échec scolaire est une urgence : donnons la priorité à la prévention des difficultés. Plutôt que de les liquider, il faut relancer la recherche en éducation et la diffusion d’outils en débats dans les milieux pédagogiques, dégager du temps pour que les enseignants soient associés à l’innovation.

Pour y arriver, il y a besoin de plus d’adultes mieux formés et plus qualifiés pour entourer les enfants. Contrairement aux politiques actuelles de suppression des postes (le gouvernement annonce pour 2011 des embauches divisées par deux en primaire !), un plan pluriannuel de recrutement, sous statut de la fonction publique, doit être mis en place.

Des élus pour renationaliser l’éducation.

Le gouvernement veut transférer l’embauche de profs directement dans les écoles, selon les financements du privé, des familles, des collectivités locales

Un territoire fragmenté. Désengagement de l’État, autonomie des établissements… Articulée à la réforme des collectivités locales, cette politique ne peut qu’accroître les inégalités entre les territoires : d’un côté, quelques « pôles de compétitivité » avec des moyens qui choisiront leurs élèves, et de l’autre des zones délaissées où l’intervention de l’État sera minimale. La droite réduit l’école publique au minimum : la transmission du « socle commun » en primaire et au collège et les enseignement du « tronc commun » au lycée. Pour le reste, elle veut laisser les familles et les collectivités locales se débrouiller.

Des élus locaux pour rappeler à l’État ses missions. Les élus communistes, à tous les niveaux, créent les conditions matérielles de l’étude (construction d’établissements…) et luttent pour une renationalisation de l’éducation. Ils s’opposent à l’embauche locale d’enseignants contractuels et alertent la population. Pour que les objectifs pédagogiques soient égaux dans tout le pays, il faut des enseignants fonctionnaires d’Etat. Nos élus régionaux se battent pour que les régions harmonisent leur politique en matière d’éducation. Presque toutes les régions sont à gauche : elles ont les moyens de faire pression sur l’État !

Au mois de mars, auront lieu des élections cantonales : il faut saisir l’occasion de construire l’égalité d’accès aux savoirs sur tout le territoire.

Parce que l’école est au cœur de notre projet de société comme elle est au cœur des attaques de la droite, le Parti communiste lance une campagne nationale d’information et d’action sur les enjeux de l’éducation. Durant les mois qui viennent, nous mettrons en débat des propositions, nous multiplierons les rencontres avec tous les acteurs de l’éducation, les réunions publiques et les débats, pour rassembler, pour faire entendre le besoin d’une nouvelle étape de démocratisation scolaire.

Dès maintenant, nous appelons à tout mettre en œuvre pour la réussite des mobilisations :

- la grande journée de grève et de manifestation du

7 septembre contre la réforme retraites

- l’euromanifestation du 29 septembre

contre l’austérité, pour l’emploi, la croissance et les services publics

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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 09:50

Projet_de_TractsEnvironnementversion4_JJB-2-3.jpg La crise du capitalisme n’est pas terminée comme on veut nous le faire croire, ni dans le monde, ni en Europe. Les Etats doivent aujourd’hui gérer la dette publique, suite logique des 11 000 milliards de dollars, coût de la crise pour les banques centrales et les gouvernements, selon l’OCDE. L’Europe n’a pas su prendre les mesures nécessaires face à la crise. Dans chaque Etat, elle a financé les banques et le système financier spéculatif sans avoir obtenu la moindre contrepartie en termes d’emplois et de salaires.

 Au bout du compte, ce sont les peuples qui paient la facture. L’économie de la zone euro connait un certain redémarrage mais la croissance à venir s’annonce particulièrement molle et chaotique. Ce qui frappe le plus l’Europe est l’explosion du taux de chômage (16 millions d’européens) et les mesures d’austérité mises en œuvre par les gouvernements.

 Les disparités dans chaque pays et inter-européennes apparaissent plus accentuées que jamais. La crise économique, financière et sociale frappe de plein fouet la Grèce, l’Espagne, le Portugal et d’autres pays comme l’Irlande et la Belgique.

Le cas de la Grèce

La Grèce, avec son déficit budgétaire de 12,7% du PIB, met à l’épreuve la solidité de la zone euro. Mais allons nous laisser un pays recourir à l’assistance du FMI, pillier du système-dollar ? L’Union européenne le permet puisque le traité de Maastricht ne prévoit aucune solidarité entre Etats face a des problèmes de financement de déficit et de dette publique.
Le gouvernement grec, face à la crise, met en place des mesures d’austérité contre les fonctionnaires prévoyant le gel des salaires, la baisse de 10% des primes, l’arrêt total des embauches... Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement réunit à Bruxelles encourage la poursuite de cette cure de rigueur et ne s’intéresse qu’à la stabilité de la zone euro pour les financiers. Ces mesures d’austérité ne concernent pas seulement la Grèce. En Espagne, c’est le recul de l’âge de la retraite, en France c’est l’assurance maladie, les retraites et les collectivités territoriales qui sont dans le collimateur.
Les communistes pensent qu’au lieu de réduire la dépense publique comme les salaires en Grèce et ailleurs, il s’agit de les augmenter sensiblement afin de satisfaire les besoins sociaux et de relancer l’économie sur des bases saines et non spéculatives. Pour financer cette mesure, il faut contraindre la Banque centrale européenne (BCE) à acheter des titres de dette publique afin de favoriser les dépenses utiles au développement et à la croissance (santé, éducation, formation).
La violence des pressions à l’encontre des peuples grec, portugais, irlandais et espagnol est particulièrement brutale. Il faut rappeler que ce ne sont pas les peuples qui sont coupables mais la construction européenne telle qu’elle est.

 € Vs $

Lorsque Nicolas Sarkozy affirme que puisque « le monde est multipolaire, le système monétaire doit devenir multimonétaire », il réclame que l’euro puisse devenir lui aussi, au côté du dollar, une monnaie dominant le système monétaire international.

 Le PCF veut lui mettre fin à l’hégémonie du dollar mais pas pour le remplacer par l’euro, pour coopérer au niveau mondial et engager de nouveaux financements favorables à l’investissement et à l’emploi.

 Les députés européens du Front de gauche et la GUE/NGL demandent :

 - Aux chefs d’Etats et de gouvernement de s’abstenir d’imposer des mesures d’austérité et de rigueur sociale pour les populations au nom de leur redressement budgétaire

 -La nécessaire refonte des institutions de la zone Euro et du système financier international comme promis par le G20 et jamais effectuée

 -Aux chefs d’Etats et de gouvernement d’entreprendre des mesures concrètes pour mettre fin aux fonds spéculatifs, aux paradis fiscaux et à l’évasion fiscale ; de dompter le marché des produits dérivés, et de contrôler les agences de notation qui continuent de prendre des décisions perturbantes

 -La mise en place de mécanismes alternatifs aux agents de notation de la dette souveraines des Etats qui relèvent du champ public

 -De remplacer le pacte de stabilité et de croissance devenu obsolète car aucun pays de la zone Euro est à même de le respecter, par un pacte de solidarité sociale pour l’emploi et la formation, et de lutte contre la pauvreté garantissant un revenu minimum pour tous, et l’arrêt de la flexibilisation du marché du travail

 -Des mesures fiscales pour taxer les multinationales et les mouvements des capitaux spéculatifs

 -La redéfinition du rôle de la Banque Centrale européenne qui intégrerait, grâce à l’impulsion d’un nouveau type de crédit pour un développement durable, pour l’emploi, la formation, la recherche, des objectifs de croissance, d’emploi, et pas seulement de stabilité des prix.

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 11:52
arton1201.jpg Les attaques contre la retraite se multiplient depuis des années. « Réformes » après « réformes », les retraités vivent de moins en moins bien avec leurs pensions, les salariés, les jeunes se demandent s’il y aura pour eux une vie après la vie professionnelle. Du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy ne reste plus que « travailler plus », les heures supplémentaires, le dimanche, le lundi de pentecôte, les 35h dans le collimateur et maintenant la retraite à 62, 65 et pourquoi pas 70 ans ? Malheureusement, Martine Aubry au nom du Parti socialiste et Daniel Cohn-Bendit viennent de céder en ouvrant cette possibilité. Une « première » inadmissible à gauche.

C’est quoi le problème ?

 Le système de retraite par répartition en France consiste à faire payer les générations actives pour financer les pensions des personnes à la retraite. Cette solidarité inter-générationnelle, construite depuis 70 ans, est un remarquable symbole de notre système social. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, et les départs massifs à la retraite de la génération du baby boom, la question du financement des retraites se pose. Il existe plusieurs manières de résoudre le problème.

 Les fausses solutions de la droite et du MEDEF Depuis maintenant de longues années, la droite veut nous faire croire qu’il n’y a que trois solutions : 1- réduire le niveau des pensions. 2- augmenter les cotisations. 3- repousser l’âge de la retraite. Tout cela en allégeant les charges patronales, c’est à dire, entre autres, leur participation à la retraite de toutes et tous. Résultat, on vit moins bien et déjà la prolongation des études, la généralisation des emplois précaires et l’accès tardif à un emploi stable, se traduisent souvent en fin de carrière par l’impossibilité d’atteindre les 160 trimestres validés à 60 ans. Ces mesures, outre qu’elles constituent une régression sociale jamais vue dans notre pays, ne sont en aucun cas des solutions. Il est malheureux de voir le Parti socialiste leur emboîter le pas, en déclarant par la voix de Martine Aubry « qu’on va aller très certainement vers un âge légal de départ à la retraite à 61 ou 62 ans. ».

 Des propositions pour financer les retraites Les véritables pistes de financement des retraites sont à trouver ailleurs. Mais pour cela, il faut avoir le courage de s’attaquer au capitalisme financier et d’affronter ceux qui le servent ou en profitent.

 Depuis 30 ans, les salariés français ont augmenté leur productivité, et donc la richesse produite par notre pays, d’une manière considérable. Ils sont, avec les américains, les travailleurs les plus productifs de la planète. Malheureusement tous ces gains de productivité, toute cette richesse supplémentaire produite ont été captés, détournés vers la finance aux profits des actionnaires et des fonds spéculatifs.

 L’une des premières pistes pour financer les retraites passe par imposer, au patronat, de taxer le capital. Particulièrement la finance qui ne participe pas aujourd’hui à la solidarité nationale. Au contraire, elle la détruit.

 Le second moyen de financement des retraites consiste à avoir le courage de supprimer les 30 milliards d’exonération de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises. Ces cadeaux au patronat n’ont créé, ni sauvé aucun emploi, pire ils ont permis aux entreprises de mobiliser des capitaux pour les exporter afin de financer leurs délocalisations. Ces 30 milliards permettraient de boucher largement le déficit de la branche retraite de la sécurité sociale qui était de 7,7 milliards en 2009.

 Le troisième moyen pour assurer la pérennité de notre système de retraite par répartition consisterait à prendre toute les mesures nécessaires pour assurer le plein emploi et de bons salaires : instauration d’un système de sécurité-emploi-formation, mesures de protection contre le libre échange sauvage pour encourager la convergence des modèles sociaux vers le haut, dévaluation de l’Euro face au dollar. La véritable cause des déficits actuels des caisses de retraite est le produit du défaut de cotisations sociales dû au chômage de masse et au blocage des salaires.

 Voilà des propositions qui permettraient de :

● Restaurer le droit pour tous à la retraite pleine et entière à 60 ans avec 37,5 annuités.

● Donner le droit au départ anticipé à partir de 55 ans pour celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt et/ou ont été astreints à des travaux pénibles.

● Prendre en compte pour le calcul de la retraite des années d’études et de formation à partir de 18 ans.

 Ce sont ces avancées que doit porter toute la gauche, en soutien des mobilisations sociales, dans le échéances électorales et dans les institutions.

 

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