souvenons - nous

Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 13:45

yvonneHommage écrit par le petit-fils et lu lors de l'enterrement de notre camarade.

De Nicolas, son petit-fils à partir d’extraits de poésies de Paul Eluard :

« Vendredi 25 décembre 2009. J’écris un dernier au revoir à ma grand-mère,

Yvonne.

Je prends du temps pour elle, avec elle.

Par où commencer ?

Je découvre les écrits du poète communiste Paul Eluard :

« Le tout est de tout dire et les mots me manquent

Le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré. »

 Je n’ai pas souvenir d’avoir vu un jour ma grand-mère lire les écrits d’Eluard, mais ils me font penser à elle.

Je la vois aujourd’hui, en pensée, arpenter les trottoirs du 35 boulevard Aristide Briand, blouse à fleurs sur le dos, pour acheter « l’Huma », rencontrant des copains, des camarades ou des voisins, tous des amis de longues dates croisés au détour d’une réunion de cellule, d’un étalage de marché ou de vacances passées ensemble.

Certains étaient déjà là quand elle était concierge dans le quartier. Lors des derniers temps à la maison de retraite, elle récitait la liste des locataires escalier par escalier comme pour se raccrocher à sa mémoire, à sa vie passé, ici, à Montreuil. Après ce fut l’Alsace qu’elle revisitait, puis plus rien.

Aujourd’hui, j’ai plaisir à la revoir traversant la petite route et se diriger chez l’épicier, traînant ses pas, achetant deux trois bricoles, puis faire un saut chez « la marchande de journaux » pour le journal.

Je la vois, dans son salon, feuilletant le canard en mouillant chaque fois son index afin d’en faire claquer les pages sur la table recouverte d’une toile cirée légèrement tachée d’encre noire. Comme des marques de ce rituel, les marques d’encre du quotidien se rajoutant à celles de la veille, encore et encore.

Dans mes pensées, sous cette toile cirée, il y a une table ; je me revois enfant, observer tant de gens partager, échanger, refaire le monde autour d’elle.

C’est cette image, ce souvenir, je pense qui m’avait fait te demander de faire un film avec moi en 2003. Te souviens-tu ?

Tu avais déjà 85 ans.

J’étais venu te voir chez toi, au 35, je m’étais assis avec toi autour de la table, posé ma feuille de questions sur la nappe cirée.

Chacune de mes questions, minutieusement préparées, abordait le militantisme et tes combats passés.

Chacune de tes réponses allait vers la situation actuelle du monde et l’avenir.

 « L’homme n’est pas ancien comme le monde, il ne porte que son souvenir.

Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci. »

« … Les Hommes ont besoin d’être unis, d’espérer de lutter pour expliquer le monde et le transformer. »

 Mémé, Yvonne, ces vers sont d’Eluard, je les ai trouvés en écrivant ces lignes pour toi.

Tu peux te reposer en paix, les valeurs de fraternité et de solidarité qui étaient en toi sont belles et bien vivantes.

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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 15:24

15 septembre 1982: le massacre de Sabra et Chatila



de Robert Fisk, grand reporter britannique (The Independent) spécialiste du Proche-Orient et du Liban en particulier.

A l'aube, le 15 septembre 1982, la Force Israélienne de Défense (Tsahal en hébreu) avait complètement encerclé les camps de Sabra et de Chatila au Liban, et contrôlé toutes les entrées et toutes les sorties par le biais de checkpoints. Tsahal occupait aussi un certain nombre de bâtiments à plusieurs étages comme des postes d'observation.



Le Ministre de la Défense Ariel Sharon et le Chef d'Etat-major Rafael Eitan avaient rencontré les unités miliciennes Phalangistes Libanaises, les invitant à entrer dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila. D'après le plan Israélien, les soldats Israéliens contrôleraient le périmètre autour des camps de réfugiés et apporteraient un soutien logistique pendant que les Phalangistes entreraient dans les camps, trouveraient les combattants de l'OLP et les livreraient aux forces Israéliennes.



Une heure plus tard, 1 500 miliciens se réunissaient à l'aéroport International de Beyrouth, occupé par Israël. Ils commençaient à se diriger vers les camps dans des jeeps fournies par Tsahal en suivant les ordres Israéliens sur la manière d'entrer dans les camps.

 

La première unité de 150 Phalangistes est entrée dans les camps à 6 heures. Une bataille s'ensuit que les Palestiniens eux-mêmes ont décrit comme un véritable peloton d'exécution pour les Palestiniens. Pendant la nuit, les Forces Israéliennes ont tiré des fusées éclairantes au-dessus des camps. Selon une infirmière Hollandaise, le camp était aussi éclairé « qu'un stade de football pendant un match ».



A 11 heures, un rapport était envoyé au QG de Tsahal à Beyrouth-Est, annonçant la mort de 300 personnes, parmi lesquelles des civils. Des rapports du même type se sont succédés tout au long de la nuit. Certains de ses rapports ont été transmis au gouvernement Israélien à Jérusalem et lus par un certain nombre de haut fonctionnaires Israéliens.

 

Pendant les 36 à 48 heures qui ont suivi, les Phalangistes ont massacré les habitants de Sabra et Chatila, pendant que les militaires Israéliens gardaient les sorties et continuaient à lancer des fusées éclairantes en pleine nuit.



Ce que nous avons trouvé dans le camp Palestinien à 10 heures du matin, le 16 septembre 1982, défie l'entendement, bien qu'il serait plus aisé d'en reparler dans la prose froide d'un examen médical. Il y avait eu des examens médicaux auparavant au Liban, mais rarement de cette ampleur et jamais supervisés par une armée régulière, soi-disant disciplinée. Dans la panique et la haine déchaînée par la guerre, des dizaines de milliers de personnes avaient été tuées dans ce pays. Mais ces gens, des centaines, ont été exécutés alors qu'ils étaient sans armes. C'était un massacre de masse, un événement – combien il est facile d'utiliser le mot “événement” au Liban – c'était aussi une atrocité. C'est allé bien plus loin que ce que les Israéliens auraient appelé, en d'autres circonstances, une action terroriste. C'était un crime de guerre.



Dans un premier temps nous étions incapables d'exprimer notre indignation. Bill Foley de l'AP était avec nous. Tout ce qu'il a pu dire alors qu'il visitait le camp, c'était “Jésus Christ” encore et encore. Nous aurions pu témoigner de quelques exécutions; même d'une dizaine de corps, tués dans le feu du combat. Mais il y avait dans les maisons des femmes étendues avec leurs jupes déchirées au niveau de la taille et leurs jambes écartées, des enfants aux gorges tranchées, des rangées de jeunes gens abattus dans le dos après avoir été alignés au mur d'exécution. Il y avait des bébés – des bébés tout noirs car ils avaient été tués 24 heures auparavant et que leurs petits corps étaient déjà en état de décomposition – jetés dans des dépotoirs à côté de boîtes de rations Américaines abandonnées, de matériel de guerre Israélien et de bouteilles de whisky vides.

 

Où étaient les meurtriers? Ou pour utiliser le vocabulaire des Israéliens, où étaient les « terroristes »? Quand nous sommes redescendus en voiture vers Chatila, nous avons vu les Israéliens tout en haut des appartements de l'avenue Camille Chamoun mais ils n'ont pas essayé de nous arrêter. En fait, nous avions été conduit en premier lieu au camp de Bourj al-Barajneh car quelqu'un nous avait dit qu'il y avait eu un massacre là-bas. Tout ce que nous avons vu, c'était un soldat Libanais poursuivant un voleur de voitures dans la rue. C'était seulement quand on a repris notre chemin et dépassé l'entrée de Chatila que Jenkins a décidé d'arrêter la voiture. « Je n'aime pas ça », a-t-il dit. « Où sont-ils tous? Quelle est cette p....n d'odeur ? »



Juste à l'entrée-sud du camp, il y avait un certain nombre de petites maisons, aux murs en béton. J'avais réalisé de nombreuses interviews dans ces taudis à la fin des années 1970. Quand nous avons traversé l'entrée boueuse de Chatila, nous avons remarqué que ces bâtiments avaient été complètement dynamités. Il y avait des caisses de cartouches tout au long de la route principale. J'ai vu plusieurs douilles de fusées éclairantes Israéliens, toujours attachées à leurs petits parachutes. Des nuages de mouches volaient autour des décombres, attaquant en essaim.

 

Dans une ruelle à notre droite, à pas plus de 50 mètres de l'entrée, s'entassait une pile de cadavres. Il y en avait plus d'une douzaine: des jeunes gens dont les bras et les jambes avait été entrelacés dans l'agonie de la mort. Tous avaient été abattus à bout-portant d'une balle dans la joue, arrachant complètement la chair jusqu'à l'oreille et entrant dans le cerveau. Certains avaient des plaies ouvertes ou des balafres noires autour de leurs gorges. Un d'entre eux avait été castré.



Les yeux de ces jeunes hommes étaient tout ouverts. Les plus jeunes avaient seulement 12 ou 13 ans. Ils étaient habillés en jeans et avec des T-shirts de couleur, le tissu collait de manière absurde à leur chair maintenant que leurs corps commençaient à gonfler dans la chaleur ambiante. Ils n'ont pas été volés. Sur un poignet noirci une montre Suisse indiquait l'heure exacte, la seconde main bougeant au rythme du tic-tac, en vain elle dépensait ainsi les dernières énergies de son propriétaire mort.



De l'autre côté de la route principale, en suivant des traces à travers les débris, nous avons trouvé les corps de cinq femmes et de plusieurs enfants. Les femmes étaient d'âge moyen et leurs cadavres étaient entassés sur une pile de gravats. Une était étendue sur le dos, sa robe toute déchirée et la tête d'une petite fille se dégageait derrière elle. La fille avait des cheveux bruns, courts et bouclés, ses yeux nous fixaient et elle fronçait les sourcils. Elle était morte.

 

Un autre enfant était couché sur la route comme une poupée désarticulée, sa robe blanche tâchée de boue et de poussière. Elle ne pouvait pas avoir plus de trois ans. Une des femmes tenait aussi un tout petit bébé sur son corps. La balle qui a traversé sa poitrine a aussi tué le bébé.

 

Alors que nous restions au même endroit, nous avons entendu un cri en Arabe venant des ruines, « Ils reviennent », criait un homme. Donc nous avons couru vers la route. Je pense, rétrospectivement, que c'était probablement la rage qui nous a empêché de partir, car nous attendions maintenant près de l'entrée du camp pour entrevoir les visages des hommes qui étaient responsables de tout cela. Ils avaient dû être envoyés ici avec permission Israélienne. Ils devaient être armés par les Israéliens. Leur ouvrage avait manifestement été suivi – minutieusement observé – par les Israéliens qui continuaient à nous surveiller à travers leurs jumelles.

 

Quand un meurtre devient une atrocité? Quand une atrocité devient un massacre? Ou, pour poser la question différemment, combien de meurtres font un massacre? Trente? Cent? Trois cent? Quand un massacre n'est-il pas un massacre? Quand les chiffres ne sont pas assez élevés? Ou quand le massacre est mené par les amis d'Israël plutôt que par les ennemis d'Israël?

 

Cela, je m'en doutais, était le véritable argument. Si les troupes Syriennes avaient traversé Israël, encerclé un Kibboutz et permis à leurs alliés Palestiniens de massacrer les habitants Juifs, aucune agence de presse Occidentale n'aurait perdu son temps après-coup à discuter pour savoir s'il fallait le considérer comme un massacre ou non.

 

Mais à Beyrouth, les victimes étaient des Palestiniens. Les coupables étaient certainement des miliciens Chrétiens – de quelle unité en particulier, nous n'en sommes toujours pas sûrs – mais les Israéliens étaient aussi coupables. Si les Israéliens n'avaient pas pris part aux massacres, ils avaient sans aucun doute envoyé la milice dans le camp. Ils les avaient entraîné, leur avaient donné des uniformes, des rations militaires américaines et du matériel médical Israélien. Ensuite ils ont observé les meurtriers dans les camps, ils leur apporté un soutien militaire – la Force Aérienne Israélienne a parachuté toutes ces fusées éclairantes pour aider les hommes qui étaient en train de massacrer les habitants de Sabra et Chatila – et ils ont établi des contacts militaires avec les meurtriers dans les camps.

 

Repris par le Parti Communiste d'Australie, dans le numéro du 16 septembre du Guardian

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 16:30








                                                     





Le vendredi 10 juillet, nous célèbrerons le 69ème anniversaire de l’appel du 10 juillet 1940, lancé par les dirigeants du Parti Communiste Français, Jacques Duclos et Maurice Thorez.

 

Cet appel intervenait quelques jours après celui du Général de Gaulle et le jour même où le parlement fantoche de la France servile accordait les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Il a été un acte de résistance de premier ordre qui n’a cessé de s’amplifier jusqu’à la Libération complète de la France dont l’indépendance était l’affirmation phare de l’appel du 10 juillet.

 

La section du Parti Communiste Français commémorera comme chaque année cet appel, qui prend aujourd’hui un sens renouvelé. En effet, les attaques libérales contre les fondements de notre république se multiplient au mépris des volontés populaires. Ce qui a été acquis de haute lutte - les droits et les libertés élémentaires - est remis en cause. Les besoins et les aspirations légitimes pour une vie digne qu’ils soient collectifs ou individuels sont ignorés. L’Europe, cette belle idée de fraternité entre les peuples, est aujourd’hui laissée aux mains de marchands et de leurs représentants qui refusent d’entendre la voix des citoyens.

 

Comme à d’autres moments de notre histoire, avec de nouveaux enjeux, nous sommes collectivement confrontés à choisir entre la liberté ou la servitude. En ce sens, l’appel du 10 juillet est une éclaircie d’espoir qui nous vient du passé. Le commémorer est un acte de résistance.

 

Retrouvons-nous ensemble :

 

Le vendredi

 10 juillet 2009 à 18 h

Devant la plaque à la mémoire de Jacques Duclos à Croix-de-Chavaux

 

La commémoration sera suivie d’un pot fraternel à la section du PCF (10 rue Victor Hugo)

 


 


 

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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 09:30
  


                                            A l'occasion de
    
             l'Appel du 18 juin 1940 lancé de Londre par le
                             Général de Gaulle



                                                          Robert MENU
chevalier de la légion d'honneur
Officier de L'Ordre National du Mérite
      L'Association Montreuilloise " Appel du 18 juin 1940"

         
                                              Le foyer des Anciens Combattants et ses Associations
                                          vous invitent à vous rassembler


       JEUDI 18 JUIN 2009 à 18h00


                   Place du général de Gaulle, devant la stèle où la cérémonie se déroulera

                      "la flamme de la Résistance ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas
                                              
                                                     Port des insignes et médailles souhaité


            Association Montreuilloise
         APPEL DU 18 JUIN 1940
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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /2009 16:30

 

 



Discours des Communistes:

Jenny Keita candidate du Front de Gauche IDF

 


Chers Camarades,

Voilà ce qu'écrivait Marcel Cachin, directeur du journal l'Humanité, le 9 mai 1945:

«Mardi 8 mai 1945! Une des plus grandes dates de l'histoire universelle! À Paris, en France, dans l'Europe et dans le monde, des centaines de millions d'êtres humains manifestent une allégresse sans réserve. Les peuples respirent puisque le fascisme est militairement abattu en Allemagne, puisque l'armée de la Gestapo, des SS et des camps de la mort est militairement sur les genoux. C'est une victoire qui, par ses conséquences, n'a pas de parallèle dans les siècles passés. En cette journée des perspectives illimitées s'offrent à l'humanité.»

Paroles d'espoirs, de résistance et de foi en l'avenir. Il est bon aujourd'hui de se les remémorer. Prononcés après les années noires de la plus meurtrière et destructrice guerre de toute l'histoire, ces paroles continuent encore aujourd'hui de donner forces à celles et ceux qui continue de se battre pour un monde juste, solidaire et fraternel.

A Montreuil, comme ailleurs, les communistes ont payé un lourd tribut pour cette victoire. Au plus noir de la nuit, ils ont été de ceux qui n'ont jamais renoncé. Leur nom ici gravé sont autant de lumières qui doivent continuer à nous éclairer. Je citerai encore Marcel Cachin.

« C'est pour assurer l'établissement de conditions vraiment nouvelles, en rupture avec le passé, que sont tombés tant de nos martyrs. Nous pensons pieusement à eux en ce jour de gloire et de victoire que leur sacrifice nous permet de célébrer en hommes libres. Du fond de leurs tombeaux, ils nous crient de ne pas trahir leurs volontés suprêmes. Ils veulent que soient châtiés les criminels qui leur firent subir le martyre et ceux qui ont désespéré de la patrie immortelle. Et veulent que l'idéal qui les soutint sans défaillance soit réalisé par l'union aussi nécessaire maintenant pour assurer la renaissance qu'hier pour remporter la victoire ; que la démocratie soit souveraine ; qu'on mette fin résolument au règne des trusts sans patrie. Pour tout dire d'un mot, ils nous demandent de briser toutes les résistances qui s'opposent encore à la reconstruction nationale dans la démocratie et pour le peuple »

Ces valeurs, ce véritable programme politique pour la France et pour l'humanité toute entière que développait à l'époque Marcel Cachin sont d'une terrible actualité. Aujourd'hui encore il s'agit de soutenir l'idéal, de réaliser l'union, de rendre la démocratie souveraine, de mettre fin au règne des trusts. Aujourd'hui encore continuer à résister et reconstruire face au capitalisme financier et mondialisé qui détruit tout sur son passage.


Ces idées ont irrigué dès 1945 le programme du Conseil national de la Résistance que le Médef veut effacer. Ces idées ont inspiré les politiques appliquées dans des municipalités comme Montreuil pendant des décennies. Politiques de solidarité et de progrès humains qui ont donné naissance aux centres de santé, aux logements sociaux, aux centres de loisirs et de vacances, à l'ensemble des politiques sociales. Autant d'avancées qui aujourd'hui sont remis en cause par des attaques tant du pouvoir national que local.


Aujourd'hui comme hier le choix est simple : résister ou capituler. Ceux dont les noms sont ici inscrits ont choisi de résister. Aujourd'hui, celles et ceux qui se mobilisent par millions dans la rue pour dire stop à la politique de Sarkozy ont choisi de résister. En Guadeloupe celles et ceux qui ont participé au mouvement contre la profitation et qui a remporté cette belle victoire, ils ont choisi de résister. Nous tous qui sommes de ces luttes, nous tous qui sommes engagés dans un front de gauche pour changer l'Europe, nous avons choisi de résister.

Que cette journée de mémoire soit le signe de ralliement de toutes les forces de progrès, de démocratie et de justice sociale.

Je vous remercie.

 

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