Dessins humanite.fr
Monsieur Sarkozy dénonce la
crise du capitalisme « immoral ». Son plan de relance viserait à remettre sur pieds le "bon capitalisme".
Il nous ment. Il n'y a qu'un seul et même système dont la règle fondamentale est de rechercher le taux de profit maximum pour quelques rentiers des grands conseils d'administration au dé
triment des peuples, des pays et de la planète. Si tout c'est accéléré brutalement dans la dernière période, c'est justement parce que les règles arrachés par les travailleurs avec les luttes de 1936, le programme de la résistance, 1968 l'avaient été au détriment du capitalisme et dans l'intérêt du plus grand nombre. En rasant le code du travail, en privatisant, en cassant les services publics, en supprimant des emplois de fonctionnaires, en instaurant la concurrence libre et non faussée ; la droite a jeté "de l'huile sur le feu". C'est l'incendiaire qui joue au pompier.
Monsieur Sarkozy affirme que son plan viserait à relancer la croissance.
Il nous ment. Son plan c'est d'abord redonner de l'argent aux banques et aux grands groupes sans aucun contrôle des fonds publics, sans prise de participation, sans action sur la destination et leur usage. Dans un mois, l'ensemble des comptes des grands groupes mettront à jour une réalité bien peu reluisante pour le MEDEF et l'UMP : les profits continuent de grimper alors que la France entre en récession. Il ne dit rien sur le bouclier fiscal qui a permis aux riches d'être encore plus riches. Avec les dizaines de milliards d'euros versés aux entreprises qui spéculaient sur les marchés financiers, le gouvernement aurait pu contraindre les industriels à mettre fin à leur politique de suppressions d'emplois, et de recours aux contrats précaires et à l'interim. Cet argent aurait pu servir à l'aide à la formation de tous les salariés plutôt que de les verser sous forme de dividendes aux actionnaires.
Monsieur Sarkozy dit que son plan viserait « à inciter l'investissement pour l'emploi et les salaires ».
Il nous ment. Son plan c'est d'abord de sauver les actionnaires. La véritable relance passe par le pouvoir d'achat, par l'embauche massive pour répondre aux besoins des populations. Quand on supprime des dizaines de milliers d'emplois de fonctionnaires dans les écoles, les universités, dans la recherche, dans les services publics comme la poste ce sont au bout du compte des départements qui se désertifient, ce sont des salaires en moins qui ne partiront plus dans l'économie.
Le pouvoir répète « qu'il n'y a pas de plan alternatif »; c'est faux !
Le président qui s'était proclamé candidat du pouvoir d'achat et du travail, apparait pour ce qu'il est : un bluffeur. Il est temps de donner suite au 29 janvier en engageant partout le débat et l'action d'une politique de relance véritable qui réponde aux besoins.
Les écoles occupées par les parents et les enseignants, les personnels soignants de l'hôpital, et des centres de santé, les salariés de la poste, du service public municipal se battent tous pour une autre utilisation de l'argent favorable à l'emploi, la formation et les salaires. La convergence de ces actions peut être une force capable de faire reculer la politique de l'UMP et de Sarkozy.
Oui, le pouvoir d'achat, la sécurisation de l'emploi, le développement des infrastructures et construction de logements, la défense et la modernisation de services publics sont les bases d'une relance durable d'un type nouveau. Les communistes, à vos côtés, sont et seront des luttes à venir pour faire grandir cette exigence.