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« Debout contre la profitation ! »
Les communistes de Seine Saint Denis ont le plaisir de vous inviter à une rencontre/débat autour des
mouvements qui animent les départements d’outre-mer :
Vendredi 20 février à 19h
Salle Maurice Nilès à Bobigny
(11 rue du 8 mai 1945 – Tram : La Ferme)
Avec
Hervé BRAMY, secrétaire départemental du PCF,
Jean Louis LEMOING, membre de l’exécutif national en charge des DOM-TOM
Francis SILANDE , association Les Amis de Justice (journal du PC Martiniquais)
Extraits de
du 9 février 2009 :
« Cela fait trop longtemps que nous souffrons. Nous voulons vivre debout. » De Pointe-à-Pitre à Fort-de-France, cette supplique revient sur toutes les bouches. Parti de la contestation des prix de l’essence, d’abord en Guyane, puis à la Guadeloupe, le puissant mouvement social contre la vie chère qui secoue les Antilles a pris une ampleur historique, à la mesure de l’asphyxie imposée aux habitants des îles.
Au-delà des revendications de contrôle des prix et de hausses des salaires exprimées à la Guadeloupe par le collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon (LKP, Rassemblement contre l’exploitation outrancière) et à la Martinique par le Collectif du 5 février, c’est toute l’architecture de l’économie des containers et du mal-développement faisant de ces îles des « colonies de consommation », selon l’expression des grévistes, qui est mise en
accusation.[…]
Pointant la faillite des politiques de défiscalisation et d’exonérations en tout genre, les grévistes refusent de voir leurs revendications salariales satisfaites au prix de nouveaux cadeaux au patronat. « Toutes ces mesures annoncées par l’État, comme la suppression de la taxe professionnelle ou le RSA, profitent surtout aux employeurs qui auront ainsi une main-d’oeuvre payée par l’État, tout en bénéficiant de différentes exonérations.
Ils rechignent à rogner sur leurs marges. Les entreprises vivent avec des fonds publics. Nous sommes tous devenus des fonctionnaires », ironise Gaby Clavier, l’un des responsables du syndicat UGTG. Des cadeaux consentis au nom de l’encouragement à l’investissement, mais qui n’ont jamais eu la moindre incidence positive sur l’emploi.
[…] Comment ne pas comprendre, dès lors, les références omniprésentes, dans ce soulèvement social, à l’histoire esclavagiste qui a marqué ces îles au fer rouge ? « Pendant quatre cents ans, les Guadeloupéens noirs sont restés sur le banc des accusés. Il faut changer cela, continuer la lutte pour la dignité et la liberté entamée par le premier esclave qui s’est révolté », explique Djibril, chanteur de reggae. Un combat pour la
dignité et l’égalité que la Guadeloupe, traumatisée par la répression qui coûta la vie à plus d’une centaine de grévistes en mai 1967, mène, depuis le 20 janvier, de façon pacifique, mais très déterminée. Dans une incroyable ferveur, c’est comme un mouvement pour les droits civiques qui s’est levé. Pour refuser le maintien de zones de non-droit à la périphérie de la République.