Mercredi 8 juillet 2009
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Le G8 Alimentation
s'ouvre en Italie du 8 au 10 juillet dans un contexte historique où la faim a atteint son plus fort niveau. Plus d'un milliard d'êtres humains dans le monde souffrent de famine et de mal nutrition.
En avril dernier, le G8 de Rome s'était conclu par de louables intentions, mais un terrible aveu d'échec sur l'objectif de réduire d'ici 2015 de moitié les malnourris dans le monde, engagement pris
lors du sommet mondial de l'alimentation en 1996.
Lors de la présidence française de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy avait promis des mesures pour lutter contre la volatilité des marchés. L'échec de cette dernière repose précisément sur la
libéralisation au pas cadencé de la Politique Agricole Commune. Au vu du G8 des capitalistes, c'est dans les résistances sociales et les actions politiques que sont les clefs pour peser et mettre
les véritables enjeux sur la table des discussions internationales; il faut en finir avec le cynisme, les promesses non tenues, le manque de volonté politique, les intérêts géostratégique, l'arme
alimentaire, les dominations économiques, les dettes injustifiées, la spéculation alimentaire.
Un nouvel ordre mondial s'impose au développement de la planète. L'alternative contre le G8 qui « gère » la faim doit être un G192 avec l'ambition d'éradiquer les politiques qui affament. De fait,
l'objectif de nourrir la planète, oblige à la naissance d'un nouvel ordre alimentaire. Il s'agit d'un enjeu de civilisation avec au coeur un nouveau type de développement pour à la fois nourrir les
femmes et les hommes et répondre aux questions environnementales, écologiques, climatiques, énergétiques. Le défi alimentaire du XXI siècle doit conduire les institutions internationales à faire
respecter la souveraineté alimentaire qui est un droit fondamental des peuples. C'est aux États et aux peuples de définir librement leurs politiques agricoles et alimentaires avec l'exigence d'une
réforme agraire axée sur la souveraineté alimentaire.
Elle sera basée sur l'agriculture paysanne et la pêche artisanale car productrice de denrées alimentaires de qualité. Elle doit également garantir la rémunération du travail.
A contrario des objectifs de l'OMC, les peuples souhaitent extirper l'agriculture du dumping social, économique, environnemental afin qu'elle réponde en priorité à des demandes alimentaires
locales, nationales, régionales et mondiales. Toutes les régions du monde doivent définir et et organiser leur politique agricole et de la pêche en construisant leurs échanges par des
coopérations.
La réforme agraire s'accompagne de fait de la satisfaction des autres droits fondamentaux à la santé et à l'éducation.
Cette nouvelle gouvernance mondiale pour l'alimentation doit s'affirmer indépendante des logiques actuelles de l'OMC, du FMI et de la Banque Mondiale. La Souveraineté des peuples et l'expression
démocratique de chacun en sont les préalables. Libérée de toute tutelle impérialiste au sein des Nations Unies, la FAO, dotée de moyens, peut être l'institution arbitrale des politiques publiques
agricoles et alimentaires.
Le PCF propose des mesures concrètes dans l'objectif
d'un nouvel ordre alimentaire mondial.
- Instaurer une clause de sauvegarde internationale lorsque les terres d'un pays sont menacées de
spéculation et de détournement de la production.
- Interdire la spéculation sur les matières premières agricoles et alimentaires, au niveau international comme pour des produits bancaires notamment ceux
proposés en France.
- Taxer les importations abusives pillant les agricultures locales afin de financer la relocalisation des productions.
Un nouvel ordre alimentaire pour nourrir la planète, c'est l'ambition que mettent les communistes dans l'objectif d'ouvrir des perspectives sur le front alimentaire.
►La guerre la plus meurtrière dans le
monde est celle de la faim. 100 000
morts par jour. Un enfant de moins de
10 ans en meurt toute les cinq
secondes.
►A voix basse, le G20 de Londres, a
annoncé 850 millions de dollars
« d'aide » aux pays en voie de
développement... en confiant ce
programme au FMI et à la Banque
Mondiale.
►L'aide à l'agriculture, ne représente
que 4 % de l'aide publique au
développement. Seul 10 % des 22
milliards de dollars annoncés au
sommet de Rome 2008, ont été
déboursés pour la relancer. Le FMI et
la banque Mondiale étranglent les pays
en développement par leur plan
d'ajustements structurels.
►Le poids de la dette est passé de 8
milliards de dollars en 1960, à 540
milliards en 1980, et aujourd'hui, 2600
milliards.
►Bruxelles sous l'influence des
députés de droite et de sociaux
libéraux a mené sa politique de frigos
vides et de mises des terres en
jachères alors que les enfants meurent
de faim. En France aujourd'hui,
2,capitalisme « vert » est responsable
de 75 % de la hausse des prix des
aliments.
►Ces dernières années, les stocks
alimentaires mondiaux n'étaient que de
56 jours; inférieur au seuil de sécurité
fixé à 60. Les mégapoles de la
pauvreté gonflent de par le monde.
Plus d'un milliard de personnes
manquent d'eau. Les fonds des mers
sont raclés par les navires géants de la
grande distribution. Le contenu des
« assiettes » est livré au marché.
►De l'Uruguay Round à Doha, du
GATT à l'Organisation Mondiale du
Commerce, les peuples et leur
paysannerie meurent aujourd'hui de la
libéralisation des marchés agricoles.
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Publié dans : tract
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