culture

Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /2010 12:00

arton1301.jpgDe Howard Zinn, mise en scène de Denis Lanoy,

 les 26 et 27 mars à 20h30

 au théâtre des roches,

 10, rue des roches

 93100 Montreuil.

 Tel : 01 49 88 79 87

 « K.Marx (1818-1883) a enfin obtenu une autorisation spéciale du Paradis : il peut revenir sur terre une heure, afin de donner une ultime leçon de philosophie.

 Atterrissant, à cause d’un cafouillage bureaucratique, en plein New-York (et non à Londres), le père du Capital et du Manifeste du parti communiste, tout droit venu du dix-neuvième siècle, se lance donc dans un joyeux monologue, pas du tout dogmatique, mais né au contraire de sa confrontation problématique avec le monde d’aujourd’hui.

Le personnage historique devient ici un personnage de fiction. « Un bonhomme qui ironise sur lui-même, évoque sa fille, sa femme, ses difficultés à joindre les deux bouts, ses beuveries et engueulades mémorables avec Bakounine. Une vie simple », dit le metteur en scène, Denis Lanoy, qui partage un point commun avec l’auteur Howard Zinn : la dénonciation des injustices.

 Activiste au sein du mouvement pour les droits civiques, militants pacifique, ouvrier puis professeur de philosophie à l’université de Boston, Howard Zinn (né en 1922, disparu cette année, fin janvier) a tout au long de sa vie, bousculé les bonnes consciences et exercé son esprit critique, comme le prouve son best-seller Une histoire populaire des Etats-Unis. « Je voulais montrer un Marx furieux que ses conceptions aient été déformées jusqu’à être identifiées aux cruautés staliniennes[…]. Je souhaite que cette pièce n’éclaire pas seulement Marx et son temps, mais également notre époque et la place que nous y tenons ».

 Créée à Avignon l’été dernier, une œuvre à découvrir. »

 Article de A.Santi dans le numéro 176, mars 2010, de La Terrasse, revue culturelle.

Par PCF Montreuil - Publié dans : culture
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 09:55

arton2758374-fccfb.jpg Un feu d’artifice de solidarité

 Les artistes présents ce soir au bataclan multiplieront échanges et passerelles entre eux et avec le public.

 Tâchons d’être au Bataclan dès 19 heures, au lancement de la soirée par Patrick Apel-Muller, MC de circonstance, secondé par deux étoiles de l’improvisation, Sidney H.I.P.H.O.P. et China. Ça va démarrer en beauté ! Des artistes et des personnalités de tous horizons, d’expressions stylistiques diverses et de toutes les générations participent à « Une soirée pour l’Humanité ». Un vrai feu d’artifice de solidarité. Au-delà des messages qu’ils adresseront au public et à notre journal, le plus émouvant, peut-être, réside dans l’engagement dont ils font preuve à cette occasion. Ils ne se contentent pas de chanter un de leurs morceaux ce qui est déjà un cadeau énorme. Certains titres seront des créations ou le fruit de rencontres inédites. Pour la première fois, le géant du jazz Archie Shepp invitera, avec la complicité de Bernard Lubat, la jeune China, puis tapera un blues avec Higelin. Agnès Bihl, au charisme prégnant, a exprimé le souhait de faire un duo avec Yves Jamait. Á ceux qui croient que les rappeurs ne s’intéressent qu’au hip-hop, La Canaille prouve le contraire, en manifestant le désir de partager un morceau avec Loïc Lantoine. Allain Leprest aura plusieurs amis autour de lui. Mais, chut ! Il tient à vous réserver la surprise. Le groupe Mémo, HK (du ministère des Affaires populaires), Sapho, Bizern, l’exubérante fanfare The Krakens, Florent Vintrigner sont très attendus, ainsi que Chanson Plus Bifluorée, dont Marseillaise de la paix annoncera l’intervention de Patrick Le Hyaric.

 Si vous ratez cela, vous risquez de le regretter

 Des fidèles de l’Huma, qui ne peuvent se déplacer, nous ont fait parvenir des messages. Celui de Jean Ferrat sera transmis par Francesca Solleville, laquelle, ensuite, chantera Ma France, chanson qui reste d’une actualité aiguë. Les comédiens Jean-Michel Martial et Marie-Noëlle Eusèbe liront les mots envoyés de Martinique par Édouard Glissant, ainsi qu’un extrait de son recueil Quand les murs tombent. Les fleurons du hip-hop made in France, Busta Flex, Sir Samuel et Spekta seront soutenus par le fulgurant combo, Les Illuminés, qui, en outre, animera le bœuf final : là encore, une sacrée surprise, et, si vous ratez cela, vous risquez de le regretter. On vous donne juste un indice : l’esprit de James Brown et sa flamme funky seront des réjouissances.

Fara C.  

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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 14:05

Sans-titre-copie-2.jpg L'association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis a pour vocation de promouvoir le Musée de la Résistance nationale à Champigny sur Marne. En Seine-Saint-Denis, l'association a multiplié ses activités pour transmettre les idéaux de la Résistance contre l'occupant nazi. Dans un territoire marqué par les grands symboles de la Déportation que sont le camp de Drancy, les gares de Drancy-Le Bourget et Bobigny-Grande Ceinture, le fort de Romainville et le quai aux bestiaux à Pantin, l'association des Amis du Musée de la Résistance a notamment publié en 2004 un ouvrage pédagogique, « Résistantes et Résistants en Seine-Saint-Denis, un nom, une rue, une histoire » aux éditions de l'Atelier. Ce livre est consacré aux résistantes et résistants, dont les noms ont été donnés aux voies de circulation et aux bâtiments publics dans les 40 villes qui forment le département de Seine-Saint-Denis depuis sa création en 1964.

L'association a organisé son premier festival « La Résistance au cinéma » en 2005.

Le Festival

 Depuis 2005, l'association présente chaque année le festival cinématographique, « la Résistance au cinéma » coordonné par Cinémas 93, en partenariat avec l'Inspection académique et le Musée de la Résistance nationale. La programmation est constituée avec l'appui de Cinémas 93 et des directeurs des salles de cinéma de la Seine-Saint-Denis. Le festival s'adresse à tous lesscolaires, élèves et professeurs, dont ceux des classes de 3e et de première parce que la Seconde Guerre mondiale figure au programme.

Mais ce festival intéresse aussi le grand public habitué des salles de la Seine-Saint-Denis où sont projetés différents films autour du thème inépuisable de la Résistance à l'occupant nazi. À chaque séance, un intervenant extérieur, notamment un historien, est invité à débattre avec les scolaires et leurs enseignants.

Comment participer au festival « La Résistance au Cinéma » ?

 A partir de la programmation affinée à l'automne en fonction des choix des directeurs de salle et de leurs disponibilités de dates, chaque enseignant(e) qui le souhaite est invité(e) à nous contacter à l'adresse mail ci-dessous en laissant ses coordonnées. Nous prendrons contact avec lui ou avec elle pour connaître le nombre d'élèves envisagé et pour préparer ensemble la projection qu'il s'agisse du thème du film, de l'intervenant ou des dates et des horaires, voire du transport des élèves.

L'entrée des salles est gratuite pour les scolaires et leurs enseignants.

Le prochain festival se déroulera du 3 au 9 février 2010

Découvrez la programmation détaillée (PDF, 985 ko) !

Association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine Saint Denis

79bis, rue Gallieni 93170 Bagnolet.

amrn93@club-internet.fr

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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 11:36

9019_1060133322926_1813738450_129891_7258957_n.jpgSamedi 19 décembre plusieurs centaines d’acteurs culturels de la Seine Saint Denis se sont réunis à la MC 93 en réponse à l’invitation du Président du Conseil général.

 Le rassemblement fait suite aux hypothèses de « coupes sombres » dans le budget départemental de la culture mentionnées par Claude Bartolone dans le journal « Le Parisien » face à la situation prévisible du budget général, très fragilisé par la suppression de la taxe professionnelle et à la réforme des collectivités territoriales.

 Les communistes de Seine Saint Denis, leurs élus, présents à cette réunion, qui rencontre leur préoccupation sur le devenir du tissu culturel départemental se réjouissent de la tenue de cette initiative au coté de l’appel que j’ai lancé avec d’autres en 2006 « Agir ensemble pour la culture », signé par plus de 3000 personnes. Je ne doute pas que l’enjeu de la culture pour tous transcendenos différences. Ainsi, la présence nombreuse des acteurs culturels, la publication d’un texte combatif porté par plus de quarante structures indique la voie d’un rassemblement nécessaire et salutaire.

 Les communistes sont favorables sont favorables au moratoire demandé pour le budget départemental de la culture en 2010. Depuis longtemps nous considérons que l’accès de tous et de chacun aux œuvres de l’esprit, à la culture, est un droit fondamental de chaque être humain, qui doit être garanti par la République et ses élus.

 Ce droit est aujourd’hui menacé : la fin de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités territoriales signifient la mise en pièces du tissu culturel. En mettant fin à la compétence générale des collectivités territoriales, le gouvernement Sarkozy entend réduire un peu plus le champ démocratique et sous couvert d’économie, supprimer le droit d’intervention des citoyens, de leurs élus, dans les champs de la culture, la santé, l’éducation, le sport, pour mieux les privatiser.

 Sous prétexte de RGPP, d’ailleurs pointée par la cour des comptes et son président Philippe Seguin comme « dictée par des considérations budgétaires de court terme » il s’agit de faire passer l’idée que la dépense publique est nuisible à la nation. Or c’est tout le contraire ; le secteur culturel, par exemple, représente, avec moins de 1% du budget de l’Etat, plus d’emplois que le secteur automobile, sous traitants compris.

 Cette attaque de la commission européenne et du Chef de l’Etat sur la dépense publique et le service public qui font vivre la liberté, l’égalité, la fraternité, est un grave recul de civilisation. C’est inacceptable ! Alors que 360 milliards d’euro ont été trouvés pour les banques, tout ce qui constitue notre humanité coûterait trop cher ? Ils ont sauvé les banques, ils peuvent sauver la culture !

 Nous appelons donc à participer, aux cotés des artistes, des directeurs d’équipements et des structures culturelles et plus largement avec tous les acteurs de ces secteurs, à toutes les actions et rassemblements qui peuvent mettre en échec cette politique de régression.

 Le Parti communiste, ses élus, prendront à tous les niveaux, les initiatives propres à protéger et développer la vie culturelle. C’est une question de démocratie et de justice.

 

Hervé Bramy secrétaire fédéral, conseiller général de Seine Saint Denis groupe communiste, adjoint au maire de Blanc-Mesnil, délégué à la culture.

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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 09:53
Le Conseil général de Seine-Saint-Denis entend tailler dans les budgets de la culture. Des mesures qui fragilisent le tissu associatif du département et privilégient des partenariats avec des structures plus rentables. La revue Cassandre menacée elle aussi de disparaître, analyse cette question dans ce qui sera peut être son dernier numéro


Il faut lire l’entretien avec Jean-Pierre Dubois de cette nouvelle livraison de la revue. Le président de la Ligue des droits de l’homme répond à une question concernant la Seine-Saint-Denis : « Le 93 lâche-t-il la culture ? »

L’association Zebrock,Les Instants chavirés (jazz ), Cap Étoile à Montreuil etle Centre dramatique de la Courneuve voient leur survie menacée par la baisse des subventions du conseil général. Pour le président de la Ligue, la baisse de celles-ci se double d’« une logique terrible », celle des appels d’offres, qui se résume à ceci : faites-moi un projet qui me convienne, et faites le au moindre prix ! C’est très exactement la mise en concurrence. Avec un alibi : s’il y a appel d’offres, tout le monde a sa chance, rien ne serait plus démocratique ! On imagine que le turnover à venir où la démagogie du « tout pour plaire à moindres frais » risque de mettre à mal la création propre, se construisant dans une histoire et une durée.

Le mal gagne et prend ce sens : gens de culture, artistes, associatifs, ne vous battez surtout pas pour une ambition commune, non, disputez-vous l’os du reste des subventions, et faites appel au privé, au marché ! Cassandre a, d’ailleurs, la bonne idée de peupler ce numéro de philosophes (Marcel Gauchet), d’artistes (Armand Gatti), d’hommes de théâtre (Jean-Louis Hourdin) qui conçoivent leur pensée, leur art, leur citoyenneté très au-delà de ce partage des restes « offerts » par des décideurs parlant au nom de « clients », ou des électeurs, quand ce n’est pas les deux à la fois. Combattre ces dérives devient capital pour le devenir des sociétés. Même si elles n’en n’ont pas toujours conscience.Cassandre travaille, depuis des années, à montrer, preuves à l’appui, cette valeur de l’art, des artistes, des inventeurs, des acteurs de la culture, des associatifs, des hommes et des femmes politiques engagés dans ce sens, à coups de numéros à l’esthétique remarquable. Et, comme par hasard, la revue est menacée, à son tour, de disparaître. « La réponse, affirme son équipe, est entre les mains de ses lecteurs », réels ou potentiels. Puisse cet appel être entendu.

Charles Sylvestre (l'Humanite)

CONTRE LA MACHINE À DÉCERVELER, revue Cassandre-Horschamp, automne 2009, 100 pages, 9 euros.


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