"SEANCE DU CONSEIL GENERAL DU 25 JUIN 2010:
Retrouvez l’intégralité des interventions des élu-e-s du groupe et les réponses apportées en séance en cliquant sur ce-lien.doc
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"SEANCE DU CONSEIL GENERAL DU 25 JUIN 2010:
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L’Humanité du 12 avril 2010
Au moment où s’ouvre le dossier des retraites, Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, estime que le Front de gauche doit « se déployer sur le terrain social » pour faire reculer le gouvernement.
L’Humanité : Où en est le « Front de gauche d’action et de projets » que vous proposez, au moment où s’ouvre le dossier de la réforme des retraites ?
Pierre Laurent : Le débat sur les retraites est un choix de société majeur. Quoi qu’il en dise, Nicolas Sarkozy envisage de passer en force. On voit en ce moment comment il refuse toute négociation avec les cheminots en lutte. Il faut donc s’appuyer sur le rapport de forces nouveau sorti des élections régionales. Pour la première fois depuis 2007, la droite est réellement sonnée. Cela ouvre des opportunités nouvelles pour faire reculer le gouvernement. Déployer la stratégie du Front de gauche sur le terrain social en rassemblant sur des alternatives est pour l’heure la priorité. Nous devons notamment réussir un très grand 1er mai social et politique.
L’Humanité : Mais n’est-on pas encore loin d’un front majoritaire à gauche sur les alternatives à proposer ?
Pierre Laurent : C’est pour cette raison que nous appelons à une nouvelle phase du Front de gauche qui fasse émerger les grands repères d’une alternative politique, qui permette aux acteurs des mobilisations sociales d’en être partie prenante, qui permette aussi un réengagement populaire dans la politique. Nous entrons dans une nouvelle séquence dominée par deux questions : battre Sarkozy, et se donner les moyens d’ouvrir une nouvelle ère politique. Ça commence maintenant.
L’Humanité : Des impatiences s’expriment dans le Front de gauche sur la désignation d’un candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon voulant « obliger les communistes à trancher à leur congrès »…
Pierre Laurent : Il ne s’agit pas de ralentir la cadence, mais de savoir par quoi on commence. Nous pensons que nous devons commencer par travailler à élargir le nombre de celles et ceux qui s’engagent dans le Front de gauche, et par mener un gigantesque travail sur le projet dont devra se doter une nouvelle majorité. Le temps viendra de savoir qui devra porter ce projet à la présidentielle. Lors de son congrès de juin, le PCF va approfondir ce débat. Le rassemblement sera fort s’il est construit autour d’un projet partagé, pas s’il est conçu comme un ralliement à tel ou tel candidat.
L’Humanité : Des membres du PCF ont annoncé leur départ du parti ou de sa direction, lui reprochant de rester dans une stratégie « étriquée » de « cartel » d’organisations. Qu’en pensez-vous ?
Pierre Laurent : Le débat sur les prolongements à donner au Front de gauche est normal. Les étapes franchies sont précieuses et très prometteuses. En même temps, je pense moi-même que nous devons en dépasser certaines limites pour ne pas en rester, justement, à un cartel, qui n’a jamais été sa vocation. Le congrès de juin du PCF doit permettre de procéder à cette évaluation collective et de prendre les initiatives pour de nouveaux déploiements. Nous devons pour les mêmes raisons accélérer les transformations du PCF que nous avons décidées, et notre congrès de juin doit en donner le signal fort. Je dis aux camarades qui sont tentés par le départ : votre place est dans ce débat. Ce n’est pas le moment de nous quitter. Je note d’ailleurs qu’au même moment beaucoup d’autres nous rejoignent ou reviennent parce qu’ils ont envie de s’engager avec nous.
Entretien réalisé par Sébastien Crépel
Le programme
culturel du Salon du livre et de la presse jeunesse, et les centaines d’actions littéraires menées par son équipe en Seine-Saint-Denis le reste de l’année sont menacés. Devant ses difficultés
financières, le Conseil général de ce département envisage, lors du vote de son budget le 8 avril, de réduire de façon drastique ses subventions au Salon, ainsi qu’aux autres structures de
promotion de la lecture du département. En Seine-Saint-Denis, plus qu’ailleurs, il est primordial de maintenir une politique de lecture publique inventive et ambitieuse. Aucune des médiations
littéraires du Salon du livre n’est un luxe. Toutes sont fragiles, longues à construire, faciles à détruire. Les petits ont besoin de livres pour devenir grands ! Les enfants et les jeunes de ce
département ont droit à la richesse culturelle. Cela concerne le présent et le futur de tous. Ne coupez pas les ailes du Salon du livre et de la presse jeunesse.
Vous pouvez signer la pétition içi
Alors que le Président du Conseil général propose à son assemblée de "tailler" dans les budgets utiles à la population pour faire face aux désengagements de l’Etat, les élus communistes du Conseil général demandent de leur côté un moratoire sur les subventions aux structures culturelles.
Le PCF 93 rappelle, lui, qu’en accompagnant ou en impulsant les politiques de réduction des dépenses publiques à tous les niveaux (cf les traités européens approuvés par l’UMP, les Verts et le PS), on finit par obtenir ce qu’on a semé, à savoir le tarissements de TOUS les financements publics et le démantèlement de toutes les politiques originales construites en Seine-Saint-Denis sous l’impulsion des élus communistes, au seul bénéfice de ses habitants.
École : urgence de moyens humains pour la Seine-Saint-DenisDevant la montée des actes de violence en milieu scolaire et le mécontentement grandissant des enseignants, personnels de l’éducation nationale et parents d’élèves en grève ce jeudi 18 février, le ministre Luc Chatel pense éteindre l’incendie en annonçant l’organisation « d’états généraux de la sécurité à l’école ». Comme si les problèmes de l’école n’étaient pas connus ?
Depuis 2007 l’éducation nationale a perdu plus de 50 000 emplois. 16.000 sont encore dans le collimateur pour la rentrée 2010.
En Seine Saint-Denis, depuis le début de l’année ce sont plus de 450 remplaçants qui manquent à l’appel dans le 1er degré. Ce sont ainsi des milliers d’heures de cours perdus pour les enfants amenant la colère des parents d’élèves.
Au slogan ministériel de l’égalité des chances, oui la chance d’habiter dans un quartier chic de Paris ou de Neuilly, la chance d’avoir des parents aux gros budgets, nous exigeons des moyens pour la réussite éducative pour tous les enfants.
Comment éviter la violence quand la première insécurité est sociale. Dans certaines communes de Seine-Saint-Denis 200 à 400 élèves sont hébergés ou n’ont pas de domicile fixe (selon le rapport annuel sur le mal logement de la Fondation Abbé Pierre) ; 42 % de moins de 25 ans sont au chômage dans ce qu’on appelle pudiquement les zones urbaines sensibles. Depuis des années des enfants vivent entre des parents et des frères et sœurs au chômage.
Aucun portique, aucune vidéosurveillance, aucune répression ne remplaceront un environnement digne et la présence d’adultes en nombre suffisants, compétents et disponibles.
L’école, service public de cohésion sociale par excellence est complètement asphyxiée. C’est la première fois que le nombre de postes au recrutement est plus nombreux dans le privé que dans le public, et ce financé par les fonds publics.
Les enfants d’aujourd’hui en Seine-Saint-Denis ne seront pas les nouvelles victimes d’une implacable logique où l’argent sert toujours les mêmes, les nantis.
Aujourd’hui, les collectivités locales, villes, département, région, subventionnent plus l’école que l’État. Le personnel enseignant, d’encadrement, la formation des maîtres sont du ressort de l’Education Nationale.
Il y a urgence pour la Seine-Saint-Denis.
Les Élus Communistes Républicains et Citoyens appellent à un plan d’urgence pour l’école en Seine-Saint-Denis. Ils soutiennent sans réserve les parents d’élèves, les personnels, les enseignants, les élèves, dans leur lutte pour rassembler contre la casse du service publique de l’Education Nationale seul véritable facteur d’égalité.
Elaborée sur la base des propositions de l’Obusass et de
plusieurs associations proposition de loi déposée par les députés et sénateurs communistes vise à mettre réellement en oeuvre le droit à l’eau.
L’accès aux droits fondamentaux ne va pas de soi. En 2006, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) proclamait que « l’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous ». Aucune mesure concrète n’a été prise pour définir ce que sont ces conditions acceptables, si bien que le droit inscrit dans la loi est purement déclaratoire, inutile aux habitants de ce pays. Il n’y a en effet pas de démocratie si les droits ne sont pas garantis !
Si ces six dernières années, « la charge d’eau a contribué à l’accroissement de 116 % des charges locatives », les inégalités territoriales restent importantes. Ainsi, de Paris à Auvers-sur-Oise, le prix de l’eau oscille entre « 2,83 euros le mètre cube et 5,54 euros ». Les inégalités sont aussi sociales. Certaines familles consacrent 7 % à 8 % de leurs ressources rien qu’aux charges liées à l’eau. Il s’agit donc de rétablir l’égalité entre les femmes et les hommes de ce pays et de sortir de la logique des FSL qui distribuent une aide se présentant comme une faveur accordée par la charité. L’eau est un droit.
Sur la base du manifeste pour la mise en oeuvre du droit à l’eau, les parlementaires communistes proposent donc de créer une allocation différentielle afin que la facture d’eau n’excède jamais 3 % du revenu, ce que recommandent les Nations unies.
Versée par les CAF, cette allocation serait notamment financée par l’État, les syndicats d’eau et d’assainissement mais surtout par les entreprises de l’eau dont il est proposé de taxer le chiffre d’affaire à un taux de 1%. Ce taux est infime au regard de leurs chiffres d’affaires colossaux (5,5 milliards pour chacun des deux grands groupes) mais il est à la hauteur des besoins.
Cette proposition est un premier pas et non un aboutissement. Si les factures sont si difficiles à payer, c’est parce que les salaires sont trop bas et les loyers trop élevés. Tout cela résulte de la logique capitaliste, et c’est donc elle qu’il faut combattre pour changer durablement les choses.
L’eau n’est pas une marchandise, mais un bien commun de l’humanité. Elle doit sortir de la sphère marchande et être gérée de manière démocratique dans le cadre d’un véritable service public de l’eau.